Ieva, un écosystème de beauté connecté inédit

©Manuel Braun pour Cosmétiquemag

Sur un marché en complète mutation digitale, Jean-Michel Karam, fondateur et CEO d’Ioma, détenue aujourd’hui par Unilever, vient de créer une nouvelle société, Ieva, portée par une offre de beauté connectée qui s’appuie sur toutes les tendances du moment : la personnalisation, le m-commerce, l’affinité communautaire et l’environnement. Cosmétiquemag vous dévoile en exclusivité ce nouveau projet.

Une plateforme personnalisée en fonction de l’environnement du consommateur, c’est ce que propose le nouveau projet lancé par le créateur d’entreprises Jean-Michel Karam. « Je n’en vois pas les limites car toutes les faiblesses ont été levées en cours de projet. Les nouvelles portes ouvertes laissent deviner un fort potentiel », prévient Philippe Georges, fondateur et PDG de Beauty Success Group. Via la data, les plateformes existantes proposent déjà des offres calquées sur les comportements d’achat, Jean-Michel Karam va un cran plus loin en mettant en avant une offre liée à l’environnement car la data récoltée est enrichie des facteurs du stress environnemental. « En mesurant ces paramètres qui accélèrent le vieillissement, nous pouvons proposer une offre beauté qui agit sur le retardement de l’apparition des signes de l’âge », explique l’entrepreneur. À la genèse de ce projet, une réfl exion sur comment délivrer une expérience client de commerce en ligne personnalisée. « Très vite, j’ai compris que je ne pouvais pas demander aux consommateurs de prendre le temps de me fournir la data, il fallait que l’objet fasse le boulot tout seul, d’où l’idée du bijou. » Avec ses capteurs, ce bijou créé par des joailliers et artisans français, est un concentré d’intelligence artifi cielle. Collecter ces données qui sont remontées dans le cloud offre un avantage compétitif dans l’univers de la beauté, mais pas seulement, la plateforme pourra accueillir demain des marques alimentaires, des services de livraison type Uber Eats…, abritant ainsi une marketplace. En beauté, Ieva démarre avec les trois marques d’Intuiskin (Ioma, sa marque soeur M/C et sa marque de capillaires, Eleanature) et a vocation à s’ouvrir rapidement à toutes les marques du marché. « Ieva est un système entièrement ouvert », insiste Jean-Michel Karam.

Collecte de données.
Pour commercialiser le bijou connecté, il met en avant une préoccupation actuelle, une meilleure compréhension de l’environnement pour améliorer les modèles climatiques. En effet la data récoltée sera partagée avec les instituts de recherche et le consommateur bénéficiera de remise pour cette contribution. La distribution d’Ieva démarre dans un pop-up store, les réseaux traditionnels comme Marionnaud et Beauty Success et cible les GSS (grandes surfaces spécialisées), les enseignes d’opérateurs mobiles… en France et à l’international. Un axe de développement qui permet de pousser une offre beauté hors de son circuit historique du sélectif qui souffre d’une baisse de trafi c. Pour monter son projet, Jean-Michel Karam a investi 3,4 Ma avec le soutien de CM-CIC Investissement (Crédit Mutuel). « Nous avons investi dans ce projet à hauteur de 2 Ma et pourrons aller plus loin pour accompagner son développement car Jean-Michel Karam est un entrepreneur de talent, que nous avions déjà accompagné quand il a créé Ioma, qui maîtrise deux compétences clés : la technologie et le marketing. Nous croyons beaucoup au développement de l’objet connecté et de la personnalisation des offres », explique Alain Benisty, membre du directoire de CM-CIC Investissement. Il s’est aussi entouré d’un board d’experts qui compte entre autres Vera Strubi, qui a marqué l’histoire de la parfumerie en lançant Angel de Thierry Mugler, Margarita Arriagada, riche de son expérience chez Sephora aux USA ou encore son frère Georges, fondateur et CEO de Sequans Communications.

 

Du bijou à la marketplace

DATA CENTER
Au coeur de l’écosystème, il y a le bijou connecté Twin-C. Ses capteurs mesurent les critères du stress environnemental (pollution, humidité, température, UV, bruit, luminosité…) pour délivrer des conseils beauté et lifestyle personnalisés. Il se recharge sur sa base et se customise via ses accessoires (bracelets en cuir, foulard de soie…). Il a déjà sa déclinaison pour les millénnials (le Twin-C to Go) et se vend à l’unité (de 149 à 250 €) ou par abonnement (de 12 à 19 € / mois).

 

 

 

 

LIÉ À UNE MARKETPLACE SUR MOBILE

L’intelligence artificielle insérée dans le bijou va permettre de pousser des conseils personnalisés sur le mobile des consommateurs liés à une recommandation d’achat de produits. Le prix de ces derniers pourra être dégressif classiquement comme sur une carte de fi délité en fonction d’un montant d’achat, mais également si le consommateur charge bien son bijou pour récupérer la data sur le stress environnemental.

 

 

 

 

POUR TOUTES LES MARQUES

Ieva est lancée avec les trois marques d’Intuiskin (Unilever) : Ioma, la griffe de soin personnalisée premium, sa marque soeur M/C sur le segment access et Eleanature, spécialiste du capillaire. Demain, l’assortiment à vocation à s’ouvrir à toutes

 

 

 

 

AVEC UNE DISTRIBUTION QUI VA S’ÉTENDRE AUX GSS

La vente va démarrer dans le pop-up store Ieva 38, rue de la Bretonnerie à Paris avant de s’étendre aux enseignes partenaires d’Ioma, Marionnaud (Watson) et Beauty Success. Et demain aux pure-players, aux GSS (Darty, la Fnac…) et aux opérateurs de téléphonie. L’objectif est d’aller recruter au-delà des circuits traditionnels de la parfumerie.

 

ET UNE CAUTION ENVIRONNEMENTALE QUI ENGAGE UNE COMMUNAUTÉ

La base line de la marque est « I care about you, you care about the planet ». Pour convaincre les consommateurs de porter son bijou connecté, Jean- Michel Karam veut créer une communauté engagée dans la préservation de la planète en partageant les données collectées à titre gracieux avec des scientifiques pour les aider à mieux comprendre les bouleversements climatiques.

 

 

Jean-Michel Karam, fondateur de Ieva, s’appuie sur le savoirfaire technologique acquis depuis plus de vingt ans à travers sa société de microélectronique Memscap, cotée en Bourse et travaillant dans les domaines de l’avionique, de la santé et de la communication optique et son expérience au sein de la société Intuiskin portée par la marque de soins personnalisés Ioma, qu’il a créé et cédé à Unilever depuis, mais qu’il dirige toujours.

 

Patricia Thouanel-Lorant

 

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