«SOUTENIR LA CROISSANCE ET LES DÉFIS DE NOS CLIENTS»

Ricardo Omori, Julie Pruett

Ricardo Omori est le Senior Vice-Président de la branche Fine Fragrance de la maison de composition Symrise. Il explique comment le groupe allemand s’est préparé pour poursuivre sa croissance malgré l’impact du Covid-19.

Quel impact a eu la crise liée au Covid-19 sur votre entreprise ?

RICARDO OMORI : La hausse de 7% de notre chiffre d’affaires au premier trimestre a prouvé la résilience de notre modèle qui s’appuie sur trois divisions : la nutrition, les arômes ainsi que les parfums et les soins. Lors du second trimestre, nos activités dans les parfums premium ont été impactées par la fermeture des magasins, mais nous avons enregistré d’importantes différences d’un pays à l’autre. L’ Allemagne a, par exemple, mieux résisté que la France ou l’Italie.

Le confinement vous a-t-il contraint à fermer de nombreux sites ?

R.O. : Toutes nos usines ont continué à fonctionner car nous sommes parvenus à expliquer aux autorités que nous produisions des ingrédients de première nécessité. Nous avons, par contre, fermé certains de nos bureaux à New York et à Dubaï notamment, mais ils ont depuis rouvert.

La fin du confinement signifie-t-elle que vous allez pouvoir reprendre vos activités comme avant ?

R.O. : Nous n’allons pas changer de stratégie mais nous devons, bien entendu, nous adapter aux nouvelles demandes de nos clients liées à la crise du Covid-19.

Quelles sont-elles ?

R.O. : La naturalité et la durabilité sont deux tendances qui se développent beaucoup. Nous souhaitons donc renforcer notre offre dans ces domaines. Nous sommes déjà le premier producteur mondial de composants renouvelables grâce notamment au rachat, il y a deux ans, de la société américaine Renessenz, mais nous devons davantage communiquer pour mieux faire connaître notre savoir-faire sur ce marché. Nous allons, en outre, lancer en septembre une toute nouvelle ligne, baptisée Garden Lab, centrée sur des légumes. Ces arômes naturels, que nous sommes les seuls à pouvoir produire, pourront être utilisés
pour l’alimentation, mais aussi dans la parfumerie.

Comptez-vous poursuivre votre développement à Madagascar ?

R.O. : Plus que jamais. Cette île est l’endroit parfait pour faire pousser
des plantes. Nous avons commencé il
y a dix ans à produire sur place de la vanille et depuis quatre à cinq ans, nous fabriquons des composants destinés à la parfumerie. Nous commercialisons actuellement 43 ingrédients en provenance de Madagascar et nous allons en lancer sept nouveaux au second semestre.

Vous avez aussi imaginé un modèle original pour rester proche de vos clients dans ce “nouveau monde” post-Covid ?

R.O. : Le contact humain est un élément très important de notre métier et nous nous sommes demandé comment nous pouvions conserver un lien avec nos clients qui souhaitent toujours plus
de commodité et d’efficacité. Nous avons donc eu l’idée de créer un lieu convivial dans lequel nous pourrions les recevoir afin d’élaborer notamment avec eux de nouvelles fragrances. « L’Appartement Étoile », qui ouvrira en juillet, est une manière de s’adapter à la « nouvelle réalité ».

Vous avez également renforcé certaines de vos équipes…

R.O. : Nous avons recruté Yvan Bagnis au poste de VP New Business. Catherine Dolisi, qui a été nommée Directrice du Marketing pour l’Europe, a renforcé son équipe avec deux managers, Clara Fransioli et Mathilde Vivet. Guillemette Maneuvrier, Camille Delaby, et Simon Bicheux ont, quant à eux, rejoint notre équipe en charge de l’évaluation. Nous sommes plus que jamais prêts à soutenir la croissance et les défis de nos clients !

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