Dufry a inauguré au terminal 3 de Londres-Heathrow une nouvelle génération de duty free où des marques de niche et premium font leur entréeée, ainsi que des outils digitaux.

Le travel retail se met à la page. Parce que le prix ne suffit plus à aà attirer les voyageurs dans les points de vente, les enseignes de duty free adoptent la même formule que celles des marchés locaux ; à savoir élargir leur offre à des marques de niche et intégrer des outils d’ani- mation interactifs. Il en est ainsi du walkthrough WDF au terminal 3 de Londres-Heathrow où se trouve un Dufry – – C.A. 2017 : 8,3 MdCHF (7,28 Md€) dont 32% en beauté – parmi les plus rentables au mètre carré. Il a été eentierement reame- énagé, 40% des 2 500 m² de surface de vente sont consacrés à la beauté. Le Beauty Hall se caractérise par des univers produits distincts. Les fragrances sont bien placéees a l’entreée du magasin où se trouvent également les produits saisonniers et les promotions. Un espace est réservé aux fragrances premium telles que Bulgari, Cartier, Gucci, Hugo Boss et Ver­sace et un autre à la Haute Parfumerie.

L’importance des soins.
Les marques internationales tri-axes telles que Chanel, Dior, Estée ée Lauder, Lancôme et Yves Saint Laurent bénéficient d’emplacements de choix. Le duty free abrite en exclusivité la Mai- son Christian Dior, la collection de parfums de luxe de la marque de LVMH (168 £ pour 125 ml et 244£ pour 250 ml d’eau de parfum) appréciée ée notamment des voya- geurs du Moyen-Orient et de Chine. Acqua di Parma et Diptyque, font également partie des parfums à rejoindre l’univers Haute Parfume- de Bond No.9. Autres nouvelles références : Omorovicza, une entreprise hongroise de soins, et l’américaine Fresh. « Les soins sont une eatego- rie très importante pour le termi­nal 3. Les Chinois sont très friands de soins de prestige, nous avons done créé une zone premium »», explique Suzanne Rudkin, cheffe de produits Beauté chez Dufry. Les autres marques sont Clarins, La Mer, La Prairie, Sisley et SK-II. Des outils numériques permettent d’accroître l’attractivité de l’offre, comme le « miroir magique » de Lancôme. Les clientes peuvent essayer virtuellement les nuances de rouges à lèvres. Chanel, grâce à des tablettes, fournit des conseils en plusieurs langues, ce qui s’avère utile pour les passagers chinois qui transitent par le terminal 3 de Londres-Heathrow. Selon un membre du personnel de Chanel, la technologie a permis d’augmen- ter les ventes, en particulier dans les soins. Ce concept de Dufry pour- rait être déployé dans l’ensemble des magasins du groupe.

KEVIN ROZARIO, A Londres

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