Des performances saluées par les analystes

Estée Lauder a terminé son dernier exercice 17-18 sur une croissance à deux chiffres. Des résultats salués par les analystes. Seule ombre au tableau : la guerre des tarifs douaniers.

Seule ombro le marché qui pourrait être impacté par la guerre des tarifs douaniers même s Fabrizio Freda, président et CEO d’Estée Lauder Companies, indique que « moins d’un tiers des produits proposé en Chine est !#$%&’ Le groupe Estée Lauder est sans doute en train de vivre l’un des meilleurs moments de son histoire financière. L’exercice annuel clos le 30 juin affiche un chiffre d’affaires de 13,68 Md$ (+16%). Les mastodontes de la beauté alignant plusieurs milliards de dollars de ventes n’arrivent pas d’habitude à réaliser une croissance si rapide. Le bénéfice net de 1,11 Md$ s’inscrit certes en recul de 11% par rapport à l’année précédente. Cependant, cette baisse n’inquiète pas Wall Street. Parole de Dara Mohsenian, l’analyste de la banque Morgan Stanley : « L’entreprise est impressionnante ». Et d’énumérer ses atouts. « Elle bénéficie d’une forte croissance des produits de luxe, gagne des parts de marché et se développe sur tous les canaux de distribution et dans les grandes régions du monde. » Et Steve Powers, l’expert de la Deutsche Bank de renchérir, « c’est la meilleure de la classe ». La seule note discordante, dans ce concert de louanges, est l’incertitude chinoise. Fabrizio Freda, président et CEO d’Estée Lauder Companies, souligne avec fierté que pour la première fois, la Chine a dépassé le milliard de dollars de ventes annuelles. Et les voyageurs chinois ajoutent encore à la manne. Mais, l’ombre d’une guerre des tarifs douaniers entre les États-Unis et la Chine plane. Une taxe sur les produits américains aurait « un impact sur les résultats », lâche Dara Mohsenian. Sans parler d’un éventuel « boycott des marques américaines par les consommatrices chinoises dépitées ».

L’Europe et l’Asie dopent les ventes. Fabrizio Freda a bien essayé de désarmorcer la situation, en expliquant, le jour de la publication des résultats, que « moins d’un tiers des produits proposés en Chine est fabriqué aux États-Unis ». En plus, note Andréa Teixeira, l’analyste de JP Morgan, « Estée Lauder refuse de répercuter les hausses de tarifs dans ses prix ». Le groupe préfère réduire ses coûts, et même ses marges, pour préserver l’avenir et garder de bonnes relations avec les jeunes acheteurs chinois. Estée Lauder Asie a engrangé l’an dernier un chiffre d’affaires de 3,042 Md$, en hausse de 29,1%. L’an dernier la zone Europe, Moyen-Orient, Afrique a acheté pour 5,634 Md$ de produits, ce qui correspond à une hausse de 21,2%. Pas si mal pour un Vieux Continent, qui a vu l’amie anglaise bouder les produits de beauté du groupe Lauder. Heureusement, les ventes en Italie et en Russie ont été très positives. Dans la région des Amériques (5,015 Md$), la croissance de 4% a été plus limitée. Andrea Teixeira, estime que « le pire est derrière nous ». Fabrizio Freda doit bien l’avouer. La fermeture de 250 grands magasins Bon Ton et la faillite de Sears au Canada ont pesé sur ses comptes. Heureusement le développement des affaires sur Internet et dans les chaînes de magasins de beauté ont compensé ces pertes. Estée Lauder est la nouvelle It girl sur la Toile.

La Mer, la nouvelle milliardaire du groupe
La Mer, quatrième marque du portefeuille d’Estée Lauder à dépasser le milliard de dollars de ventes annuelles, a été lancée par Max Huber. Cet Allemand qui travaillait dans l’industrie aérospatiale s’était brûlé après un accident dans un laboratoire. Vivant au bord de la mer, il a essayé de se soigner avec du varech. Le groupe Estée Lauder qui a racheté la marque en 1995, après la mort de Max Huber, continue d’algues. La contribution d’Estée Lauder à La Mer, est d’avoir su étendre la gamme de soins premium à des lotions, sérums, baumes et masques, appréciés par un public plus jeune et de le faire savoir sur les médias sociaux. La Mer passe très bien sûr Instagram : #LoveLaMer.

CAROLINE CROSDALE, A NEW YORK

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