À l’occasion des soixante-dix ans de la marque, Alexis de Brosses, président de Talika, revient sur la destinée d’une marque familiale qui a su s’imposer, par la force de ses innovations, sur le marché de la cosmétique instrumentale à domicile.

Talika est une marque à part dans le monde de la beauté. Elle s’est lancée très tôt sur le marché des devices. Intéressé par les travaux la Nasa sur la lumière et ses effets sur l’épiderme, Alexis de Brosses, son président, crée la Light Therapy en 2008. Sous forme d’appareil de cosmétique instrumentale, Le Time Control est capable de varier la longueur d’onde entre 590 nm, une lumière orange qui simule les fibroblastes, et 630 nm, une lumière rouge qui apaise et réduit les rougeurs. « Ce qui nous intéresse c’est d’être pionnier avec de véritable innovations », affirme-t-il. Aujourd’hui cette volonté d’innover se concrétise avec le lancement d’un masque à lumière couplé à un micro courant nivelé élaboré en collaboration avec des chercheurs suisses spécialisés dans l’étude du système électrique musculaire. Cette technologie, l’ionothérapie, augmente la perméabilité cutanée pour améliorer la pénétration et l’efficacité des soins. « Mon travail est de trouver les chercheurs, ajoute-t-il. Chaque produit Talika part d’une recherche scientifique qui pourrait être utile en cosmétique et non d’une réflexion marketing pour remplir une part de marché. »

Une date de naissance et un destin.
Le premier produit Talika est d’ailleurs né d’une découverte autre que cosmétique. En 1948, dans un contexte de pénurie de médicaments, l’ophtalmologue Danielle Roches développe un baume à base de plantes pour soigner les yeux des blessés de guerre. Elle se rend compte qu’il favorise la pousse de cils. Commercialisé sous le nom Crème pour la pousse des cils, ce produit à base d’huile de ricin devient un best-seller pour la marque. Racheté par la mère de l’actuel fondateur en 1983, Talika conserve sa spécialisation. En 1994, Alexis de Brosses reprend les rênes de la société avec notamment pour objectif de créer un « nouveau geste de soin » pour les 90% de femmes intéressés par l’amélioration de leur regard. Il lance Lipocils et modifie la formule originale en supprimant la vaseline et en incorporant les actifs dans des liposomes. En 1997, un mannequin japonais, amie d’Alexis de Brosses, fait de Talika son secret beauté et en vante les bienfaits dans la presse. Succès garanti pour la marque. « Une centaine de produits était vendue par jour, c’était extraordinaire », se souvient Alexis de Brosses.

Soutenir le développement.
En 2000, il élargit l’offre de soins et lance Eye Therapy patch, un patch lavable pour une plus longue durée de vie du produit, contrairement à la majorité de l’offre du marché. Quinze ans après, Alexis de Brosses qui veut franchir un nouveau cap, se rapproche du fonds hongkongais, Naga, qui entre minoritairement dans le capital de Talika. L’entreprise acquiert une nouvelle dimension entrepreneuriale avec la nomination de William Avelino au poste de directeur général, et une feuille de route avec un objectif de croissance de 25% par an. Cette nouvelle dynamique entend soutenir le développement de la marque présente dans 60 pays et qui emploie 60 personnes dans le monde, sur les marchés européens dont, entre autres, la France et l’Espagne, mais aussi la Chine.

L’âme voyageuse
Alexis de Brosses est peu prolixe sur son parcours professionnel. Avant son arrivée à la tête de l’entreprise familiale en 1994, cet indépendant à l’âme voyageuse a été marin puis auto entrepreneur. Président de Talika, il étoffe l’offre et se lance dans la cosmétique instrumentale à domicile. Il est en cela pionnier dans le secteur des devises beauté, en France.

ANAIS ENGLER

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