Jonathan Mihy, MR Cartonnage Numérique

En seulement dix ans, cet entrepreneur dans l’âme a fait entrer ses maquettes dans les services marketing des plus belles marques de cosmétiques. Retour sur le parcours de MR Cartonnage et sa culture du service.

La société créée et dirigée par Jonathan Mihy a été la première à proposer aux marques de cosmétique de réaliser des maquettes de qualité définitive, un atout de taille puisqu’elles permettent aux services marketing de tester leurs idées, essayer des matières, teintes, finitions ou décors. « La flexibilité et la réactivité proposée par l’impression numérique au service d’un produit irréprochable », se félicite l’entrepreneur. Dix ans plus tard, il peut se targuer d’un beau succès ; la société a réalisé un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros en 2017 et emploie 49 personnes. Elle travaille à réaliser les maquettes pour des groupes prestigieux comme Clarins, Puig ou L’Oréal mais aussi de petites séries d’étuis pour Esteban ou encore Diptyque. L’année dernière, Diam international, spécialiste de la PLV pour l’industrie de la beauté prend une participation majoritaire dans MR Cartonnage Numérique. « Je suis entrepreneur dans l’âme et cette opportunité me permet aujourd’hui d’envisager le développement à l’international », raconte Jonathan Mihy.

La vraie bonne idée.
Après deux expériences professionnelles, l’une chez un industriel du carton et l’autre dans l’univers du sac promotionnel pour l’industrie de la beauté, Jonathan Mihy se rend compte qu’il manque un service de réalisation de maquettes et d’étuis de produits cosmétiques en très petites séries. « À l’époque, les maquettes étaient très artisanales et la seule qui circulait se retrouvait bien souvent sur le bureau du patron, échappant aux services marketing pour qui elle était pourtant indispensable dans la validation du mix », se souvient-il. Jonathan Mihy quitte son poste et investit toutes ses économies dans un petit atelier en région parisienne. En 2008, il achète à Hewlett-Packard (HP) une machine destinée à l’impression sur les couvertures rigides des livres. Il la détourne pour imprimer des étuis de produits de beauté. Quelques mois plus tard, la marque Diptyque est la première à lui passer commandes. « Bien longtemps sousestimée, la maquette est pourtant une étape primordiale dans la phase de validation », expliquet- il. MR Cartonnage Numérique convainc les marques d’ajouter une étape dans le développement produit : entre le travail de design des agences et celui de la réalisation industrielle à grande échelle.

Diversification.
Les maquettes sont le coeur du métier de MR Cartonnage Numérique pendant quatre ans. En 2012, la société investit 1 million d’euros dans l’achat de machines et commence à réaliser plus de petites séries d’emballages pour des marques à la distribution limitée. En 2015, MR Cartonnage Numérique est capable de proposer jusqu’à 15 000 exemplaires d’un étui. Cette activité représente aujourd’hui la moitié de son chiffre d’affaires. Jonathan Mihy ne compte pas s’arrêter ici. « Mon ambition a toujours été d’apporter du service aux marques. » Depuis quelques mois, la société a lancé MR Artworks, un studio d’exécution packaging qui offre la possibilité à ses clients de réaliser des fichiers d’exécution dans les règles de l’art pour un rendu industriel irréprochable, véritable pont entre le fichier « créa » et l’impression définitive. Une occasion de plus pour de petites marques de s’offrir un service jusqu’ici limité aux gros donneurs d’ordre.

Son parcours
Un DUT de comptabilité et un diplôme d’école de commerce au CERAM de Sophia Antipolis (06), Jonathan Mihi intègre Autajon comme attaché technico-commercial, responsable d’un portefeuille de clients dans la cosmétique et la parfumerie au niveau européen. Il assure le développement des dossiers grands comptes et la prospection. Après trois ans, il rejoint River Pack, spécialiste des sacs en papier et plastique avant de créer MR Cartonnage Numérique en 2008.

Facebook
Twitter