Edito : la Chine entre dans la compétition

Les Chinois n’ont pas l’intention de laisser les groupes cosmétiques occidentaux contrôler seuls le marché de la beauté. Prouvant par là même qu’ils ne sont pas de simples exécutants, mais qu’ils peuvent eux aussi créer les produits de demain. Si les marques de luxe internationales sont toujours aussi recherchées, les acteurs locaux gagnent du terrain, montent en gamme, s’affirmant de plus en plus comme des challengers. En plus de bien connaître les attentes de leurs concitoyens, ils maîtrisent parfaitement les modèles de distribution online, la data, conscients que la différence se jouera sur le service et la qualité. Ainsi à deux heures de Shanghai, une « Silicon Valley de la Beauté » de 1500 hectares est en train de sortir de terre. Le projet baptisé Beautéville est soutenu par le gouvernement qui a déjà injecté un milliard de yuans (127M€) et par un homme d’affaires, Hou Juncheng, fondateur du groupe de cosmétiques chinois Proya. La fin des travaux est prévue pour 2025. Cosmétiquemag a pu visiter en avant-première cette ville dans la ville (voir p 14.). Elle accueille déjà des industriels chinois, coréens et européens. Une zone franche pourrait être créée avec à la clé des avantages fiscaux et réglementaires pour attirer davantage d’acteurs de la beauté. La Chine ne veut pas faire de la figuration. 



 

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