Urban Outfitters débarque en France

La marque mode et lifestyle adulée des étudiants américains continue de coloniser l’Europe et s’apprête à ouvrir un magasin à Paris.

Paris va bientôt découvrir le style bohémien chic des magasins Urban Outfitters, couramment appelée UO sur les réseaux sociaux. La chaîne américaine, qui a posé ses premiers jalons en Europe en mars 2015 ouvre enfin boutique dans la capitale en février. UO (1), c’est l’amie de la génération selfie : des étudiants de 18-28 ans aimant déambuler dans les espaces imaginés par le groupe de Philadelphie dont la première boutique a ouvert en 1970. Sol en béton poli, tuyauteries du plafond à découvert, tables en bois rustiques, cabines photomaton, vieux 33 tours du XXe siècle… attendent les visiteurs des 253 boutiques installées de par le monde. Au milieu des robes (5), murs de T-shirts (3), décorations pour faire la fête (2) et lingeries pour elle et lui, la clientèle trouve un espace beauté (4).

Une sélection pointue

La direction d’Urban Outfitters (1,4 Md$ de chiffre d’affaires en 2016) s’est lancée dans les soins, les capillaires et autres produits essentiels tardivement, seulement en 2015. Mais elle lui accorde de plus en plus de place car la beauté est un des rares secteurs en progression. Selon Richard Jaffé, l’analyste de la société de bourse Stifel, elle représente aujourd’hui près de 5% des ventes du groupe. L’espace le plus abouti est sans conteste celui du flagship d’Herald Square à New York, avec un corner de 135 m2 entièrement dédié aux marques de cosmétiques, notamment des indies, des produits artisanaux, fabriqués en quantités limitées et fréquemment renouvelés. Comme les senteurs aux huiles essentielles Monta, une modeste collection créée par une étudiante de l’université du Michigan.

Les corners beauté de chaque magasin se veulent des lieux de découvertes d’une trentaine de marques qu’on trouve difficilement ailleurs. C’est ainsi qu’Urban Outfitters a été à la pointe de la K-Beauty quand les acteurs coréens entamaient leur reconnaissance du marché américain. Les clients piochent dans les étagères des noms de plus en plus populaires comme NYX, Ouai, Milk Make Up ou Mario Badescu, au milieu de marques trendy : TokyoMilk, Wunder Workshop, BH Cosmetics, Lime Crime… L’idée est d’avoir une offre différenciante dans une vaste gamme de prix. L’étudiante au budget serré s’offre un verni à ongle Urban Outfitters, ou quatre masques pour le visage, à 10$. Son amie, elle, vise les trésors parfumés de TokyoMilk dans le 40$. Il y en a pour tous les goûts.         

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