Une politique RSE inclusive

© Barry Willis

La politique RSE du nouveau Coty et son combat pour la diversité est l’un des éléments clés pour transmettre la vision du groupe, mais aussi pour fédérer les équipes.

« La beauté, célébrée, libérée » est plus qu’un claim pour Coty, mais des valeurs sur lesquelles se fondent toute l’entreprise. À la suite de l’acquisition des marques de P&G en 2016, l’un des premiers chantiers a été de faire le point sur les engagements sociétaux alors existants. « Nous voulions construire de manière collaborative une stratégie ambitieuse en ligne avec notre mission de célébrer et libérer la diversité de la beauté », précise Andrea Dawson-Shepherd, Senior Vice President Corporate Affairs. Arrivée fin 2015 à cette fonction, c’est une experte des affaires publiques des grandes entreprises des PGC, (Carlsberg, Reckitt Benckiser…). Un poste stratégique car le groupe a choisi de faire de sa politique de RSE un facteur majeur de cohésion pour ses collaborateurs. « Nous voulons bousculer les conventions de l’industrie pour promouvoir une beauté plus authentique et inclusive, raison pour laquelle notre nouvelle cause sociale mondiale s’attache à lutter contre les préjudices, qu’ils soient liés au genre, au handicap ou encore à l’orientation sexuelle », affirme Andrea Dawson-Shepherd. Ce programme, défini avec les collaborateurs du groupe, prendra vie avec Global Citizen, une plateforme en ligne lancée en 2012 et qui – par ses pétitions et actions – a déjà connu de beaux succès. « Nous militons et voulons être reconnus pour l’inclusion radicale et donner à chacun les moyens de la pleine expression de soi », assure la patronne du corporate. Une réalité qui se voit déjà dans certaines campagnes de communication : les choix des mannequins transgenre Tracey Norman et Hari Nef, respectivement pour Clairol et Gucci Bloom, CoverGirl qui fait poser Maye Musk soixante-neuf ans…

Un engagement multiforme.

Issus des chartes de bonne conduite de P&G et de l’ancien Coty, d’autres points ont été retenus pour la feuille de route du nouveau géant : la gestion des déchets, de l’eau, de l’énergie, l’amélioration des conditions de travail et de la traçabilité des matières premières, l’éthique et la transparence. Dans cet objectif, les équipes s’engagent à rendre de comptes chaque année auprès de l’exécutif et du CEO, Camillo Pane. Le groupe est partie prenante de « Responsible Mica Initiative», visant à l’amélioration des conditions de travail dans les mines de mica en Inde notamment contre le travail des enfants. « L’extraction de ce minerai utilisé dans le maquillage se fait dans des conditions inacceptables », justifie Andrea Dawson-Shepherd. Dans le même esprit de progrès, Coty vient d’annoncer (avec Clarins, L’Oréal et le Groupe Rocher) le lancement de la Responsible Beauty Initiative. Menée au côté d’EcoVadis, plateforme de notation RSE des entreprises et fournisseurs, cette initiative sectorielle vise à encourager et accélérer les performances éthiques, sociales et environnementales tout au long de la chaîne d’approvisionnement.

Renouveler la marque employeur.

Cette nouvelle stratégie d’engagement social et sociétal est déployée dans l’ensemble du groupe comme liant et structurant du nouveau Coty. « Une dizaine de jeunes collaborateurs nous ont fait vivre le sommet One Young World en direct depuis Bogota (Colombie) via notre réseau social interne Facebook Workplace et présenteront leurs conclusions à Camillo Pane et à l’ensemble du Comité Exécutif, détaille Andraea Dawson-Shepherd. Nous voulons faire de notre engagement RSE l’une des raisons pour lesquelles nos employés et futures recrues veulent travailler chez Coty. » Alors quand elle détaille les prochains projets du groupe en la matière, construire un sentiment de fierté au service d’une cause forte est sa priorité. « Nous allons établir des objectifs spécifiques et mesurables dans chaque domaine et les publierons dans un rapport RSE dédié », conclut-elle.

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