Tendance retail : yan & One voit grand

Yan & One n’est pas qu’une enseigne de parfumerie marocaine. Avec un assortiment de marques internationales, et une cinquantaine d’exclusives comme Huda Beauty, avec un concept expérientiel de ventes et de services, elle compte bien s’exporter.

Trois ans de travail, plus de 200 employés formés pendant six mois, 3500 m², plus de 12 000 références dont 1500 à la marque propre (voir encadré), Yan&One fait une entrée remarquée dans le monde de la beauté. Cette parfumerie ouverte à Casablanca (Maroc) mi-octobre appartient à Salwa Akhannouch. La femme d’affaires marocaine à la tête de centres commerciaux et importatrices d’enseignes internationales (Zara, Gap, Fnac…) a fait appel à l’architecte-designer Chafik Gasmi (Chafikstudio) pour créer ce magasin hors norme. 

Ainsi Yan&One est complètement ouverte, sans mur et sans vitrine comme si elle avait été posée au sein même du Morocco Mall de Casablanca. Il n’y a pas de lignes de caisses. Celles-ci sont partout, dissimulées dans les épaisseurs des tables. « Je suis partie sur l’idée d’une galerie avec une succession de salons : parfums, maquillage, soins mais aussi rituels de beauté marocains et thé, explique Chafik Gasmi, directeur artistique du projet qui déclare avoir tué la gondole, symbole du mass-market. » Les produits sont posés sur des meubles fabriqués sur-mesure comme des bibliothèques équipées de tablettes légèrement inclinées afin de bien voir le facing des étuis. Ce n’est pas la seule caractéristique de ce lieu. « Tout a été conçu pour pouvoir vraiment tester les produits. Il y a par exemple des points d’eau », ajoute-t-il. 

Une partie du magasin est consacrée aux services notamment capillaires (lissage gratuit des cheveux). Si l’offre est implantée par marque, elle l’est aussi par besoin : comment se maquiller quand on a un foulard vert, blanc ?…, quels produits pour hydrater sa peau ?, les looks des mariés en fonction des régions, quels cadeaux offrir en fonction de son budget ?… « Salwa Akhannouch voulait un magasin magazine », précise l’architecte. Et surtout un concept international. Car si elle s’apprête à ouvrir un deuxième Yan&One de 900 m² dans un centre commercial à Tanger et un autre en janvier 2019 à Marrakech, son objectif est de l’implanter dans d’autres pays en les adaptant aux rituels de beauté locaux.  

 



 

Légendes photos1) Le magasin de 3500 m² sans mur et sans vitrine est constitué d’une succession de salons alignés dans le mall.2) Plusieurs milliers de ventes sont enregistrées chaque jour. La fondatrice de Yan&One, Salwa Akhannouch, voulaite une offre très vaste pour tous les bugdets.3) Le maquillage occupe 30% de la surface soit 1050 m², presque l’équivalent du Sephora parisien des Champs-Elysées (1300m²).4) Yan (signifiant Un en berbère)&One est connecté : photos ou vidéos à partager sur les réseaux sociaux, écrans pour réaliser des maquillages virtuels.5) Une partie du magasin est aménagée comme l’éditorial d’un magazine : quel maquillage porter avec quel vêtement ? Quels produits de beauté pour quel budget ?, etc6) Chafik Gasmi, architecte-designer Chafikstudio : « Je crois en l’avenir des flagships qui, compte tenu de leur superficie, sont des lieux d’expérience alors qu’internet est un lieu de vente de proximité. » EncadréUn marque enseigneYan&One, c’est aussi une marque propre accessible de 1500 références allant du maquillage (145 références), aux soins naturels (26) en passant par les parfums (14), des rituels de beauté marocains (79), du thé (44), des accessoires (environ 250) et des parfums pour la maison (une trentaine). À partir de 1,90€ le masque tissu monodose à 14,90€, le fond de teint.

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