Ressources humaines, le meilleur des deux mondes

© Barry Willis

Privilégier les structures légères, la responsabilisation, l’agilité et la décentralisation, le nouveau Coty construit sa marque employeur en mode start-up.

Très souvent, « l’acquéreur » impose sa politique RH à l’entreprise rachetée. Pas dans le cas du nouveau groupe Coty, qui comptait avant la fusion environ 10 000 collaborateurs, et qui a intégré en octobre 2016 autant de « proctériens ». « Nous sommes partis d’une page presque blanche pour bâtir une nouvelle organisation en nous appuyant sur le meilleur des deux mondes (Coty et Procter & Gamble Beauty) et définir une nouvelle culture commune », explique Sébastien Froidefond, Chief Human Resources Officer du groupe Coty. « Nous avons largement consulté en amont de la fusion, pour mettre en place une organisation qui permette de célébrer et libérer pleinement toute la diversité de nos talents. À titre d’exemple, nous avons mené pendant la période de transition une étude auprès de 150 managers de P&G Beauty et de l’ex-Coty afin de définir la culture d’entreprise et comprendre comment chacun percevait alors l’autre entité, pour partager et façonner notre nouvelle identité. S’ils reconnaissaient des différences – P&G ayant des profils très organisés et Coty plus créatifs à certains égards – tous acceptaient de faire un pas vers l’autre et étaient enthousiastes de mettre en place une approche nouvelle. ».Le changement a été pour tout le monde (ex-Procter et ex-Coty) sans compter que de nombreux collaborateurs venant de l’extérieur ont rejoint le groupe. Le Comité exécutif a alors défini cinq valeurs qui sont la clé de voûte de l’entreprise : « Own it. Drive it !”, “Be brave and go beyond”, « Live beauty, breathe beauty », “Win for the team” et “Think like a start-up”.

Fédérer autour de la cause sociale.

Régulièrement, les ressources humaines consultent les collaborateurs, que ce soit sur la façon dont ils s’approprient les valeurs au quotidien ou sur la définition de la nouvelle marque employeur, notamment via la plateforme Workplace de Facebook. « En juin dernier, soit neuf mois seulement après la fusion, nous avons mené une enquête auprès de tous nos collaborateurs. 76% des quelque 20 000 employés ont répondu, soulignant par là une forte implication, et nous permettant de travailler sur un plan d’action », déclare le Chief Human Resources Officer. Pour développer les comptences, le groupe mise sur la formation, mais capitalise surtout sur l’expérience : « Les évolutions de carrière ne sont pas linéaires, mais individualisées, basées sur la performance, rappelle-t-il. Cette diversité des talents est un avantage compétitif. Nous cultivons un esprit de start-up, qui se traduit par des circuits de décisions courts au plus près des marchés, des process légers et décentralisés. » Le siège social corporate situé à Londres ne compte que 80 personnes. « La structure en trois divisions s’est imposée naturellement pour favoriser l’expertise et coller au plus près des circuits de distribution. » Ainsi, le siège de Coty Consumer est basé à New York, celui de Coty Professional Beauty à Genève, et Coty Luxury à Paris. « Nous avons aussi récemment accueilli des équipes R&D Packaging dans la capitale française, au plus près des équipes marketing, ce qui permet d’accélérer le temps de mise sur le marché de nos innovations », annonce Sébastien Froidefond.

 

 



 « Si l’on veut rejoindre Coty, il faut aimer les challenges, être créatif, être passionné par la beauté et aimer travailler dans un environnement flexible. »Sébastien Froidefond, Chief Human Resources Officer

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