Les applis plébiscitées

La facilité de mise en œuvre des applis, l’engouement qu’elles peuvent susciter auprès des consommateurs font que les initiatives se multiplient sur toutes les tendances du marché de la beauté.

Google a étudié en détail le comportement 2017 des usagers du Web mobile et des applications. Lorsqu’ils naviguent sur le Web sans but précis, les consommateurs préfèrent  généralement les sites mobiles: 49% des personnes interrogées estiment que ceux-ci contiennent davantage d’informations que les applis. Mais quand il s’agit de finaliser rapidement une tâche spécifique : 60% considèrent qu’elles se chargent plus vite sur une application et 62% y trouvent la navigation plus simple. Enfin, 41% des utilisateurs qui ont téléchargé des applis de shopping, indiquent que c’était dans le but de bénéficier d’offres et de remises.Des informations utiles quand il s’agit de créer des applis ou un site pour mobiles. Et ce d’autant que les millennials sont prompts à désinstaller une appli trop lente (Étude ComScore, juin 2017). Le shopping via les applis progresse selon le cabinet App Annie (voir encadré): de janvier à mai 2017, les Français y ont consacré un peu plus de 35 minutes par jour. Mais les Coréens y ont passé… plus de 90 minutes.

Les grands acteurs de la beauté ont bien sûr créé de nombreuses applis certaines très remarquées comme Makeup Genius de L’Oréal ou celle de Sephora (LVMH). Mais à côté, de nombreuses initiatives aux ambitions plus modestes cherchent à investir toutes les niches de ce marché de la beauté. Pour répondre au besoin d’informations des consommateurs, les applis sur les listes d’ingrédients se multiplient à l’image de Clean Beauty, développé par les laboratoires Officinea est une appli en français qui fonctionne en photographiant sur les packagings la liste des ingrédients. Sont identifiés immédiatement ceux suspectés d’être des perturbateurs endocriniens, contenant certains conservateurs sujets de préoccupation scientifique ou bien des agents irritants ou comédogènes ainsi que les nanomatériaux et 26 composants allergènes (Règlement CE n°1223/2009 annexe III). Un glossaire de 800 ingrédients permet de décrypter les produits. La liste est didactique et les références scientifiques apportent un éclairage à l’utilisateur. Sur ce besoin de transparence, les ONG ne sont pas en reste. The Plastic Soup Foundation (Pays-bas) associée à un collectif d’européennes a lancé Beat The Microbead, une application qui scanne les codes-barres des produits et détecte s’ils contiennent des microbilles ou non. Disponible en cinq langues, français compris.

Plus ancrée dans la réalité, sur l’Apple Store uniquement, l’appli My Make Up Coach montre des looks réalisés sur des femmes approchées dans des castings de rue. L’idée est que les tutos soient réutilisables au quotidien, par toutes les femmes (novices ou expertes), quels que soient leur niveau de vie, leur ethnie, leur âge. Des tutos real life sont également proposés : se maquiller en voiture, rattraper son make-up après une averse, quelques gestes pour créer un maquillage sophistiqué express dans un lieu public. Les marques citées appartiennent à divers réseaux de distribution : parfumerie sélective, parapharmacie, grande distribution, e-shop. Un algorithme permet d’obtenir une recommandation personnalisée dès lors que le profil exact de l’utilisatrice a été créé.

Des chiffres qui donnent le tournis – 25 milliards d’applications ont été téléchargées au 2e trimestre 2017, en hausse de 15% par rapport à la même période en 2016.- 15 milliards de dollars ont été dépensés sur iOS et Google Play, en hausse de 35% par rapport à l’année dernière.- Les dépenses réalisées par les consommateurs pour des applications mobiles devraient dépasser les 60 milliards de dollars au titre de l’ensemble de l’année 2017.- Le nombre d’utilisateurs de smartphones atteindra 6,3 milliards de personnes en 2021. La durée d’utilisation des applications sera alors de 3500 milliards d’heures. De 2016 à 2021, les revenus des applications et des sites mobiles seront multipliés par cinq.Selon les récentes données mondiales publiées par la plateforme analytique App Annie dédiée au marché des applications.       

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