L’Eau des vignes, une cologne énergique

Parfum. Fraîcheur et soleil pour cette nouvelle eau de Caudalie imaginée par Alberto Morillas. Des hespéridés bien sûr, des muscs évidemment pour le dernier opus de cette collection créée autour de la vigne bordelaise.

Eau des vignes vient compléter la belle série des eaux fraîches de Caudalie. Après Fleur de vigne, Thé des vignes et Rose de vigne – pour ne citer qu’elles – créées respectivement par Anne Flipo (IFF), Jacques Cavallier-Belletrud alors chez Firmenich et Ralf Schwieger (Mane), c’est au tour d’Alberto Morillas, maître parfumeur chez Firmenich, d’œuvrer pour cette collection avec cette Eau des vignes qui sortira en juin dans les pharmacies et parapharmacies. Elle est aussi ce mois-ci un choix de la rédaction parfait avant l’été mais à porter toute l’année.

Comme les précédentes eaux fraîches, l’histoire de cette création tourne évidemment autour de la vigne, symbole de Caudalie, marque née au château Smith Haut Lafitte, grand cru classé des Graves et propriété de la famille de Mathilde Thomas, cofondatrice de la marque avec son mari Bertrand. « La vigne c’est beau, c’est une énergie luxuriante. J’ai créé une cologne avec beaucoup d’énergie. » estime Alberto Morillas. Celle-ci passe, entre autres, par le côté vert d’un petit-grain frais qui symbolise la note énergisante de la vigne en fleur. Vert aussi le bourgeon de fleur d’oranger. D’ailleurs le nez résume sa création comme une « fleur d’oranger dans un très beau jardin ». Et il ajoute « je maîtrise cette fraîcheur liée au côté solaire ».

Dans ce jardin ensoleillé – pas de vigne sans soleil – l’effet de blancheur, de transparence est évidemment apporté par les muscs. Ils symbolisent son écriture. « Je ne pourrais pas construire un parfum sans le moindre musc. J’ai essayé, parfois : ça m’est impossible ! », soulignait Alberto Morillas dans cosmétiquemag n°146. Enfin les notes boisées apportent le confort. Par ailleurs, il insiste sur le choix et la qualité des matières premières naturelles utilisées dans ce jus : un vrai néroli, de la bergamote de Calabre, de la sauge sclarée, etc. et bien sûr les muscs.

Si le bon rapport qualité-prix est un argument peu mis en avant dans le monde du parfum, il pourrait être utilisé plus souvent par les pharmaciens qui ont là un vrai marché à développer. D’autant plus que cet argument trouverait là sa parfaite illustration : 22,20 euros les 50 ml pour un jus à l’élégance accessible, dans un flacon qui ne dépare dans une salle de bain, qui dit mieux ? Initialement femme de soins autour desquels elle a bâti sa marque, Mathilde Thomas, dirigeante dont les parfumeurs parlent avec un rare enthousiasme, sait aussi faire le choix de créateurs de talent et de belles matières. Une histoire de vignes dont on peut abuser sans modération…

Du soin au parfumC’est toujours une histoire de raisin qui guide Caudalie. La marque née en 1995 est le fruit d’une rencontre entre Joseph Vercauteren, aujourd’hui professeur de pharmacogenèse à la faculté de Montpellier, et Daniel Cathiard, père de Mathilde Thomas. Le premier avait découvert comment stabiliser les polyphénols de pépins de raisin. Le second lui fait rencontrer sa fille et son futur gendre. Ce trio fera de ces polyphénols l’actif phare des soins Caudalie. En 1999 est créé le spa des sources Caudalie sur le domaine de Smith Haut Lafitte

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