Saga entrepreneur : jean-Christophe David, Body’minute

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En vingt ans, le fils de Jean-Louis David a créé une enseigne d’institut de beauté forte de plus de 400 unités.

« Par le biais d’une simplification des services, Body’minute a permis à beaucoup de femmes de passer la porte des instituts », se félicite le président fondateur de l’enseigne. Il y a tout juste vingt ans, après des débuts dans la coiffure, Jean-Christophe David lançait sa propre affaire. Mais plutôt que de creuser son sillon dans un monde où son père s’était fait un nom et où pour réussir il ne suffit pas « d’être un bon coiffeur, mais un grand coiffeur », il opte pour l’esthétique. « Cet univers m’a toujours attiré, se souvient-il. De plus quand j’ai vu que les esthéticiennes n’avaient pas réussi à s’organiser en réseau comme dans la coiffure, j’ai eu envie de leur proposer un concept pour qu’elles deviennent aussi de très bonnes commerçantes, autour d’une marque forte. » En 1997, alors qu’il vient de quitter la direction générale France de l’enseigne Jean Louis David, il teste pendant quelques mois une formule d’épilation sans rendez-vous dans un salon de coiffure du 15e arrondissement de Paris. Dès l’année suivante, il ouvre un institut sous le nom d’Epil’minute qui deviendra Body’minute avec l’élargissement de l’offre aux soins de beauté. Une fois le concept rodé, il démarre le développement en franchise en 2000 avec un premier point de vente à Narbonne, suivi de beaucoup d’autres… Aujourd’hui, le réseau compte 400 instituts réservés exclusivement aux femmes et forme dans son école quelque 750 esthéticiennes par an. Depuis 2013, Jean-Christophe David propose aussi à ses franchisées deux enseignes complémentaires Nail’minute et Hair’minute. Outre la centaine de Nail’minute autonomes, 266 Body’minute ont intégré des prestations de soins et beauté des ongles dans leur offre. L’objectif est de déployer ce service dans l’ensemble du parc. Le développement de Hair’minute est moins rapide, avec cinq unités dont trois regroupant les trois enseignes. Mais les triconcepts sont « plus complexe à faire fonctionner car on entre dans la machinerie du management de service », relève le dirigeant. Pour fidéliser sa clientèle, Body’minute a eu l’idée de proposer une formule d’abonnement qui permet aux consommatrices de bénéficier de tarifs préférentiels et qui depuis 1995 donne accès aux trois concepts, avec la carte Multipass. Résultat : 350 000 abonnées, 4 millions de passage en caisse par an et un chiffre d’affaires de 135 millions d’euros TTC en 2016, en progression de 5 % à périmètre constant. L’activité a notamment était  soutenue par la vente des produits qui a connue une croissance de 9 % l’an dernier et même de 16 % sur le dernier trimestre. Créée initialement pour les soins en cabine, la gamme à marque propre, entièrement fabriquée en Suisse, a ensuite été vendue aux consommatrices, à des prix très accessibles, afin de prolonger l’efficacité des soins à domicile. Le challenge de cette année est d’en élargir la distribution, en introduisant la ligne d’épilation dans le circuit des pharmacies et des parapharmacies et en commercialisant une sélection des soins du visage en grande distribution.

Son parcoursCoiffeur, Jean-Christophe David rejoint l’entreprise fondée par son père, Jean-Louis. Il devient franchisé Jean Louis David. Puis il prend la direction générale France de l’enseigne. Entre 1993 et 1997, il ouvre 250 salons. L’année où il quitte l’entreprise, il crée dans la foulée sa propre société JCDA qui développe le concept d’instituts exclusivement féminins, Body’minute. Vingt ans plus tard, il est à la tête d’un réseau de 400 points de vente.

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