Choix de la rédaction : han Nari, le masque franco-coréen

Han Nari

Petite nouvelle sur le marché en plein essor des masques-tissu, Agnès de la Croix est référencée chez Beauty Monop et dans les parapharmacies de Monoprix avec ses SOS Masqu’Ampoule. Un joli début pour Han Nari, jeune marque qui veut faire du « home spa » son fer de lance.

Un père français, une mère coréenne… Agnès de la Croix surfe légitimement sur la vague de cette beauté à la coréenne qui envahit les rayons occidentaux et devient une référence. « Ma mère m’a imprégnée de cette culture, du respect que l’on doit se porter à soi-même », explique cette jeune créatrice dont les masques-ampoules ont attiré l’œil de la rédaction et dont le prix – 4,90 € les 25 ml – est aussi un argument pour cette mise en beauté minute. De cette appétence pour les cosmétiques, très vite, la jeune fille veut faire son métier avec, en prime, l’ambition de créer son entreprise. Après une école de commerce (Skema Business School), elle trouve en 2010 un stage de six mois chez Uriage, mais n’est recrutée par aucun des leaders français de la beauté chez qui elle espérait acquérir l’expérience nécessaire avant de devenir son propre patron. Si entre la fin de ces études et 2015, date officielle de la création de Han Nari, elle a eu d’autres jobs, toute son énergie était déjà concentrée sur la naissance de sa marque.

« J’ai compris qu’il fallait que je me positionne sur un segment de niche, trouver un produit qui puisse faire le buzz et les masques en tissu n’ont été découverts qu’il y a dix ans. » Agnès de la Croix trouve donc un laboratoire coréen pour la conception et la fabrication, « c’est normal de s’adresser à eux pour les masques en tissu, c’est le pays expert, mais je n’ai pas fait le choix d’une marque blanche. J’ai vraiment conçu ce produit qui a été testé en Corée puis en France afin d’être conforme ».

Outre le nom de la marque Han Nari (Hanguk comme la Corée du Sud et Nari comme le lys en coréen) et de la gamme SOS Masqu’Ampoule, elle choisit deux options : la matière de base, un support Geocell qu’elle définit comme un « tissu innovant, hybride d’hydrogel et de soie de cellulose » et qui adhère bien sur le visage et le masque-ampoule. Ampoule comme le format du sachet et surtout comme le nom donné aux sérums coréens afin d’insister sur leur importante concentration en actifs.

Les formules mettent essentiellement en avant des ingrédients naturels et une promesse claire. Pour une peau fatiguée, le ginseng associé au soja pour la synthèse de collagène et au géranium anti-oxydant « hydrate et raffermit ». Contre les tiraillements et l’inconfort, l’aloe vera enrichi avec de la camomille et du bambou. Pour les peaux assoiffées, l’acide hyaluronique avec, en prime, de la rose de mai et de la lavande promet une hydratation intense. Enfin, pour les peaux grasses, le tea tree assainissant avec de la citronnelle et du cyprès du Japon lutte contre la brillance.

Ces quatre masques distribués en France par CED Cosmetics ne devraient être que le début d’une histoire : « Je veux créer un univers, le « home spa », et, par exemple, transformer le démaquillage en rituel, en moment de plaisir alors qu’il est généralement vu comme une corvée. » Lancement en 2017 ? Peut-être car forte de son référencement chez Monoprix et prochainement dans des groupements de pharmaciens qui conforte son business model, Agnès de la Croix devrait procéder à une levée de fonds et ainsi développer Han Nari.

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