Repousser les limites du verre

©Pochet

Les verriers comme le groupe Pochet ou encore Verescence, doivent faire preuve de toujours plus d’innovations pour rendre l’emballage en verre encore plus attractif et performant pour le secteur hygiène-beauté.

Comment apporter de la différenciation dans l’emballage de l’hygiène-beauté ? Difficile de susciter la surprise à chaque lancement, surtout dans la parfumerie qui semble quelque peu figée ces dernières années. Pour les verriers en particulier, les défis sont multiples : il leur faut allier une qualité toujours plus haute à une technique d’exécution de plus en plus perfectionnée. C’est avec cet objectif en ligne de mire que le groupe Pochet vient de créer une business unit dédiée à la beauté. La société compte investir davantage ce marché qui, pour la branche flaconnage, représente pour l’instant 12 % de leur chiffre d’affaires, hors parfums. Dans cette optique, le groupe est en pleine promotion de Pure Drop. Lancé en 2015, le concept, fruit du joint-venture entre Pochet le Coréen Samwha, redonne un souffle à l’airless, traditionnellement en plastique. Mais la vraie nouveauté, qui a été présentée à Luxe Pack en septembre, s’appelle Epure. Ici aussi, l’idée est de réinventer les codes du luxe : le verrier joue ainsi la carte du minimalisme avec un pot aux parois allégées, « reflet de l’élégance et de la sobriété par le retour à l’essentiel ». Sa réalisation a nécessité une grande qualité d’exécution et « un procédé de production innovant » car la finesse des parois mettrait en lumière le moindre défaut.

 

Moderniser les procédés. De son côté, Verescence, ex-SGD Parfumerie (voir encadré), repousse lui aussi les limites du verre en présentant The Unbreakable. Le verrier a mis au point un système de protection pour pots et flacons : « Ce nouveau procédé, qui a nécessité deux ans de recherche, consiste à pulvériser un film qui permet de doubler la résistance du verre », présente Astrid Dulau-Vuillet, responsable marketing de Verescence. Contrairement à la plastification, The Unbreakable permet non seulement différents parachèvements et effets de dégradés mais, en plus, il n’altère pas les propriétés du verre du point de vue de la compatibilité avec les formulations. Enfin, la matière pulvérisée est recyclable. Car, outre les résultats esthétiques, l’éco-responsabilité fait partie des préoccupations des verriers. Pochet dévoilera son programme Responsabilité sociale des entreprises (RSE) en fin d’année et imposera une étude de l’impact environnemental de chaque lancement à partir de 2017 tandis que Verescence a profité de Luxe Pack pour présenter le sien, dédié à l’éco-système et à l’éco-conception, mais aussi à l’humain. Trente millions d’euros seront ainsi investis sur le site de Mers-les-Bains pour moderniser les équipements, mais aussi pour accroître le bien-être du personnel.

SGD Parfumerie est devenu Verescence Clap de fin pour Saint-Gobain-Desjonquières : en changeant de nom, Verescence, anciennement SGD Parfumerie, sonne la séparation définitive d’avec sa maison-mère. Entamée il y a trois ans, la scission entre les activités pharmacie et beauté avait donné naissance à deux entreprises indépendantes. L’adoption d’un nouveau nom se veut être le symbole d’une nouvelle étape d’une société en pleine mutation : “Pour des raisons légales, nous devions changer le nom depuis la séparation des activités et cherchions un terme qui traduise notre savoir-faire”, explique Astrid Dulau-Vuillet, responsable marketing. Ce sera donc Verescence, un mot-valise à la sonorité française qui fait se rencontrer le verre et le suffixe -escence, qui signifie la transformation.

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