COSMÉTIQUE INSTRUMENTALE : la machine meilleure amie de la beauté

« On fait aussi la mise en beauté express »… Cette pub de Boulanger dans le métro parisien vantant son click & collect en une heure montre, certes, que l’enseigne nordiste part à la conquête de la capitale. Elle montre également, par le choix des produits, que ce que l’on a appelé l’électro-beauté, longtemps cantonnée au sèche-cheveux ou à l’épilateur à la maison ou, pour l’institut, à la machine confinée dans la cabine de soin, devient un marché à part entière par la variété de l’offre et des circuits de distribution. Ainsi Feeligold, marque créée par Feeligreen, arrive chez Darty et Boulanger.

Quel que soit le circuit, les marques ont un objectif : investir la salle de bains. Pour y arriver, elles développent des procédés de pointe aux promesses séduisantes : atténuer les signes de l’âge, nettoyer la peau en profondeur ou encore faire disparaître boutons et cicatrices. La technologie a toutefois un prix : de 69,95 à 450 euros chez Sephora qui commercialise une quinzaine de références. Si, pour l’instant, l’essentiel de la clientèle est constitué de femmes qui disposent d’un certain budget, la parfumerie est confiante quant à la démocratisation prochaine de ces appareils. « C’est un investissement et non une dépense » assure un des intervenants… Et les propositions se multiplient de Clarisonic (lire p. 27) à Talika (lire p. 28) sans compter Foreo qui vient de choisir Paris pour ouvrir sa première boutique, Philips, Clinique ou Nocibé avec sa « brosse qui fait tout » vendue 34,94 € sous sa marque…

Autre type de machines celles qui investissent le magasin afin de conquérir des consommateurs. Née dans les parfumeries, Ioma (lire p.24) est le symbole de cette stratégie qui s’élargit aujourd’hui à la pharmacie. Le diagnostic de peau gratuit comme aide à la vente et comme moyen de se différencier dans des rayons où les places sont chères. La machine devient un atout commercial. Si LPG (lire p. 26) va également à la rencontre du consommateur, c’est avec une autre histoire. Spécialiste d’une machine à la limite du médical et d’abord axée sur les soins du corps, l’entreprise drômoise a enrichi ses prestations au soin du visage, lancé une gamme de produits… Aujourd’hui elle investit certaines parfumeries à qui elle propose, au-delà des prestations dans les cabines, un service express de soin du visage, un moyen de recruter sur un marché du soin qui en a besoin.

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