Le coffret, objet de toutes les attentions

Qu’il soit édité à l’occasion des fêtes ou pour le compte d’un e-marchand tout au long de l’année, le coffret se doit d’être à la fois beau, durable et fonctionnel.

Alors que les fêtes de fin d’année approchent à grands pas, les marques de cosmétiques travaillent actuellement à la réalisation des coffrets qui seront mis en vente en édition limitée à cette période-clé pour leur chiffre d’affaires. Leur mission : sur Internet ou en boutique physique, il s’agit de capter l’œil du consommateur rapidement. Dans les parfumeries et les grands magasins, la tendance est revenue à la sophistication après une période de classicisme un brin austère. «Après la crise de 2008, il y a eu une volonté de standardisation et d’économie sur les coffrets de la part des marques. Le balancier s’est hélas déplacé de façon trop brusque, ce qui a rendu les linéaires fades et sans grand intérêt pour les consommateurs», explique Ilan Schinazi, président-directeur général de Cosfibel. Le tir a été toutefois vite corrigé car le client, de plus en plus exigeant, est devenu ultra rapide dans sa décision d’acheter… ou non. Le mot d’ordre pendant les périodes événementielles : «créer des coffrets qui en jettent», selon le dirigeant. Concrètement, cela se traduit par des systèmes d’ouvertures originaux, comme l’effet pop-up découpé au laser qu’a développé Cosfibel pour les parfums Jean Paul Gaultier à l’occasion de la fête des mères et des pères (1), des effets de lumière ou de son, «avec des LED qui s’allument à l’ouverture», commente Valérie Dufait, directrice marketing et développement de Manifesto, ou une boîte à musique embarquée. Si le carton a toujours la côte, le métal est aussi de plus en plus présent. «Le fer blanc par exemple, que nous avons utilisé pour Diesel et Paco Rabanne, est compatible avec de nombreuses techniques de décoration, se prête à de multiples formes, mais est aussi économiquement intéressant sur des lots importants», précise Ilan Schinazi.

 

Sensorialité sur Internet.

De plus en plus connectés, les consommateurs sont de manière générale nombreux à acheter sur Internet, ce qui pousse de nouvelles marques à mettre à place leur propre e-shop. Pour elles, Procos a imaginé trois offres présentées lors du Salon Pack & Gift en juin dernier. «Le produit est rarement mis en situation comme il l’est dans la boutique. On s’est alors demandés comment on pouvait recréer le lien via le coffret», explique Stéphanie Havard, chef de projet. Deux d’entre eux ont été spécialement développés pour la beauté. Le fournisseur, qui a élaboré pour L’Oréal les coffrets Ma Beauté Luxe, a notamment travaillé sur la sensorialité. Pour le parfum, Procos a ainsi imaginé un boîte composée de deux rabats et contenant des fleurs coupées rappelant à la fois l’essence de la fragrance et l’univers olfactif de la boutique (2). Pour le maquillage, une boîte munie d’un plateau associé à un miroir et un tiroir a été développée. «Internet est un vrai sujet. Certaines marques veulent faire vivre des expériences et insister sur des coffrets travaillés et originaux», explique Ilan Schinazi.

Édition limitée C’est la stratégie adoptée par Birchbox, qui propose un abonnement mensuel pour recevoir une boîte mystère. Loin de se contenter d’envoyer un modèle standardisé, la société consacre à l’élaboration du coffret un véritable travail de réflexion. «La box est partie intégrante de l’expérience que nous offrons à nos abonnées. C’est le premier lien que nous avons avec elle : il est donc crucial que le packaging se mette au service de l’histoire de la beauté que nous leur proposons. C’est aussi notre signature. Si elle est remplie de cinq produits de marques différentes, la box est en revanche le terrain d’expression de notre marque», raconte Quentin Reygrobellet, directeur général de Birchbox France. Entre partenariats (comme avec Pantone en avril (3)) et designs faits maison, la box se transforme tous les mois en variant formes, matériaux et systèmes d’ouverture. Pour tous, il s’agit de créer à chaque fois un effet waouh ! qui dure dans le temps, et qui donne envie de conserver le coffret, passé d’emballage à objet de décoration.

Facebook
Twitter