Lumière sur Glamglow

SOIN. Amis des stars et habitués des tapis rouges, Glenn et Shannon Dellimore ont su importer le côté fun des lignes de maquillage sur le marché du soin et rendre leurs produits – pourtant à base de boue – ultra-désirables. Repris par Estée Lauder début 2015, ils n’ont rien perdu de leur énergie.

Raconter la success story de Glamglow, c’est d’abord vous inviter à aller googler les fondateurs de la marque, Glenn & Shannon Dellimore, sur les réseaux sociaux. Sourire ultrabright et chevelure hollywoodienne pour elle, grimaces et applications de masques en série pour lui. Le 19 juin, pour la fête des pères, le compte Twitter @glamglow postait une photo de Glenn en short en train de laisser sa fille peindre son visage avec le masque Gravity Mud. Fin 2014 déjà, dans une suite avec terrasse et piscine au dernier étage du Martinez à Cannes, le même Glenn payait de sa personne pour présenter aux journalistes et à ses clients potentiels les nouveaux nettoyants visage de la gamme, posant flacon en main et mousse aux joues. Dire que  Glenn et Shannon se sont mouillés pour leur marque est un euphémisme. Ils l’incarnent, la portent, la nourrissent. Et d’avoir intégré Estée Lauder Ventures, l’incubateur du géant américain, début 2015, ne les a pas fanés, loin s’en faut. «C’est notre bébé, assure Shannon. Avec Estée Lauder, nous avons trouvé un partenaire pour emmener la marque à un autre niveau. Faire des « P&L » et des budgets ce n’était pas notre passion, là on ne garde que la partie fun, la création». Fun, le mot est lancé. Et il est au cœur du succès de cette griffe Made in Hollywood. «Pour être Glamglow, un produit doit avoir une efficacité visible dès le premier usage et être fun», résume Glenn. La gamme est encore courte, en septembre elle comptera treize références. Des packagings aux couleurs vives qui tous clament «Hello Sexy» quand on les ouvre, comme un clin d’œil envoyé par les cofondateurs pour partager leur bonne humeur. Au moment de racheter la marque, Fabrizio Freda, le président et CEO d’Estée Lauder Companies, avait mis l’accent sur ce lien très fort qui unit la griffe à sa communauté. «Glamglow est un best-seller dans ses circuits de distribution et suscite l’attachement de ses fans sur les plates-formes digitales».

En septembre, pour la première fois depuis la reprise, une nouvelle ligne sera lancée : quatre références pour les lèvres, dans des packs rose fluo (de 19,90 € le baume, à 24,90 € l’exfoliant). Une échapée hors de son segment de prédilection, les masques à la boue. Mais pour Shannon, la marque n’a pas de limites : «Glamglow peut aller sur toutes les catégories, à la seule condition d’être toujours disruptive et fun». Et aussi que Glenn et Shannon continuent de poster leurs selfies sur red-carpet !

Les dates clés2009 : Glenn et Shannon inventent un masque pour l’éclat du visage à base de boue «Magic Mud» qui deviendra le YouthMud. Hollywood et ses acteurs (Natalie Portman, Jennifer Aniston et Jay-Z…) l’adoptent.2010 : Le responsable des achats beauté de Neiman Marcus contacte les fondateurs pour référencer le produit, alors sans nom de marque, le couple invente Glamglow.2013 : Lancement en France, en exclusivité chez Sephora qui référence déjà la marque aux États-Unis où le YouthMud est numéro 1 des masques.2014 : La marque aurait dépassé les 150 M $ (136 M €) en retail dans le monde.

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