Le gommage visage change de peau

©Lessonia

Entre changement des types de particules et accroissemnt du nombre de femmes avec la peau sensible, les exfoliants pour le visage changent leur galénique.

C’est l’un des débats qui agite le monde des formules : comment remplacer les particules de polyéthylène (PE) des gommages. Depuis que le grand public a découvert que ces ingrédients couramment utilisés par l’industrie étaient issus de la pétrochimie et non-biodégradables, plus personne n’en veut. Sur le segment des soins du visage, drivé aujourd’hui par les peaux sensibles, cela a donné naissance à des galéniques sans grains, réputées plus douces, comme les poudres. «Elles sont le plus souvent formulée avec des enzymes ou des AHA, remarque Charles-Henri Morice, chef de produits exfoliants de Lessonia. Cette entreprise est spécialiste des gommages avec un catalogue de près de 400 matières premières naturelles à cet usage. «Trouver une alternative au PE est un sujet sur lequel nous travaillons depuis 2011, raconte Christophe Winckler, président de l’entreprise. En 2014 nous avons lancé sur le marché un véritable produit de remplacement : le Celluloscrub». Il s’agit d’acétate de cellulose produit à partir de la pulpe du bois. «Comme le PE, il est sans couleur, stable, compétitif, biodégradable avec les mêmes propriétés abrasives et, surtout, la même inertie dans les formules», poursuit-il. En effet, parmi les avantages notables des particules (couramment appelées billes alors qu’elles ne sont pas sphériques) de PE il y avait un prix abordable et une grande stabilité dans la formule. La plupart des solutions naturelles populaires, comme les minéraux, les coques d’abricot ou la silice du bambou ne cumulent pas tant d’avantages. La stabilité, la couleur (les produits visage sont le plus souvent des formules blanches) et les difficultés de suspensions sont souvent un problème. Pour permettre de formuler plus simplement ces produits, la société Lubrizol propose les polymères de la ligne Carbopol, qui vont permettre de les disperser et les stabiliser dans les formules. Et pour séduire les peaux sensibles, qui ont souvent délaissé les gommages mécaniques réputés pour être trop agressifs, «on peut jouer sur la taille des particules, de 100 à 500 microns», souligne Charles-Henri Morice.

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