Marionnaud : l’envers du recyclage

©Yves Ezra/Marionnaud

SERVICE. Depuis plus de deux mois, les conseillères Marionnaud récupèrent tous les emballages de produits d’hygiène-beauté ramenés par les clientes. Trier les packs est devenu un geste quotidien, mais aussi un argument de vente puisqu’il est assorti d’une réduction. Visite des coulisses d’une parfumerie Marionnaud.

1)      Depuis le 11 avril, toutes personne peut ramener les emballages de ses produits de beauté et de toilette dans l’une des 515 parfumeries Marionnaud. Qu’il s’agisse d’un tube de dentifrice, d’un flacon de gel douche, d’un pot de crème, quels que soient la marque et le lieu d’achat. «Seules les références dites dangereuses comme les aérosols ou les compléments alimentaires ne sont pas repris», indique Olivier Carrette, directeur marketing et digital de la chaîne.

2)      Les conseillères ont été sensibilisées au tri notamment via le portail de formation de Marionnaud. Le recyclage est aussi au programme que suivent les conseillères lorsqu’elles intègrent l’enseigne.

3)      Les clients bénéficient d’une promotion de 20 % sur leur achat à chaque retour de packs usagés. Leur carte de fidélité est, par ailleurs, créditée de 25 points à partir de 10 € d’achats.

 

4)      Les packagings sont placés dans deux bacs situés dans la réserve du magasin : l’un pour le verre, le second pour le plastique et autres matériaux. Ils sont ensuite acheminés vers l’entrepôt d’ID Logistics, partenaire de Marionnaud, à Châtres (77), avec les produits invendus ou à retourner aux marques. Le transport est ainsi optimisé et l’empreinte carbone réduite. Mais cette dernière pourrait l’être davantage si des lieux de récupération étaient situés plus près des magasins. Le sujet est à l’étude : «Cela n’est envisageable qu’à partir d’un certain volume de packaging à recycler», signale Olivier Carrette.

5)       Une fois sur la plateforme de Châtres, les flacons, pots, tubes, étuis… usagés sont collectés par Véolia. Cet autre partenaire de Marionnaud les transporte vers des unités de traitements du verre et de valorisation des plastiques. «Les premiers résultats sont encourageants : plus de 3 tonnes de verre et 1 tonne de plastique ont été récupérées, annonce Olivier Carrette, nous nous sommes fixés un objectif de recyclage de 150 tonnes de verre soit 700 000 flacons et de 10 tonnes de plastique soit 260 000 pots, tubes… en un an. »

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