Oscar de la rédaction 2016 / Prestataire de l’année : dIY, l’astucieux

©Iris Hatzfeld/Agent 002 pour CosmétiqueMag

C’est un produit que salue ici la rédaction de CosmétiqueMag pour son Oscar prestataires. Mais aussi des équipes, de Farevacolor à Chromavis, et l’excellence du géant français de la sous-traitance qu’est Fareva.

Un Oscar pour un pschittt ? Oui car il ne s’invente pas tous les jours des gestes qui renouvellent la beauté et c’est ce qu’a fait Chromavis (Fareva) avec son vernis en aérosol (voir encadré) baptisé Do It Yourself (DIY) Nail spray. Oui, car il met aussi à l’honneur le groupe Fareva (chiffre d’affaires : 1,3 milliard d’euros, prévision 2016), un des champions français de la sous-traitance dans la pharmacie, les produits d’entretien et l’hygiène-beauté. Ce groupe créé et dirigé par Bernard Fraisse s’est construit à coup d’acquisitions.

Or le produit oscarisé symbolise cette stratégie de reprises. À l’origine de cette invention, les équipes de Farevacolor, société fondée par Fareva après le rachat en 2007 des anciennes usines de Beiersdorf à Savigny-le-Temple et devenue un prestataire spécialisé dans le maquillage. L’idée de ce vernis est née là-bas sous la houlette d’Anne Challe qui dirigeait cette entité. En position de challenger sur le créneau du B-to-B, l’entreprise cherchait à se démarquer.

Les synergies en marche.

Parallèlement, afin de proposer une offre globale dans la beauté et de conquérir une position dominante en maquillage, le groupe prend une participation majoritaire en juillet 2013 dans Chromavis, spécialiste italien du B-to-B en make-up et présenté comme le deuxième opérateur mondial. Appartenant à Bernard Msellati, la société créée en 2008 avec deux fonds avait racheté, en 2010, Durlin, producteur français de vernis, à la SNPE (Société nationale des poudres et explosifs), faisant son entrée sur ce créneau. Elle peut ainsi proposer l’intégralité de l’offre maquillage.

Son entreprise intégrée au groupe Fareva, Bernard Msellati en devient vice-président (Jean-Pierre Fraisse – frère de Bernard Fraisse – est l’autre vice-président en charge des opérations, NDLR) tout en prenant la présidence de la business unit maquillage. Il explique les synergies : «Chromavis apportait l’innovation et la créativité, Fareva l’excellence industrielle, dont sa technique phare, son cœur de métier que sont les aérosols». Cette alliance permet de finaliser cette innovation, de lancer un produit ludique innovant, nomade et qui a fait le buzz mais qui n’a pas de revendication long lasting par exemple. Lors du dernier Cosmopack, il reçoit The special avant garde award. Les clients arrivent – comme Nails Inc ou Nocibé pour sa marque propre –, les imitations aussi… mais, prévient Bernard Msellati, «le produit est en attente de brevet».

Il est aussi appelé à évoluer. Pour mieux séduire les plus grands donneurs d’ordres, Chromavis travaille sur d’autres formules permettant de combiner ce vernis avec une base ou, au contraire, un top coat. Mais pas seulement. «L’aérosol étant vraiment la technologie phare du groupe, nous n’allons pas nous arrêter là, ajoute le patron du maquillage chez Fareva. Nous étudions son utilisation sur d’autres segments comme le fond de teint ou les produits bronzants. Nous nous voulons précurseurs.»

Lancé chez ColetteOn ne peut pas avoir de parrainage plus chic… En France, c’est chez Colette que ce spray a fait ses premiers pas (voir CosmétiqueMag n°170). Le magasin de la rue Saint-Honoré a en effet commercialisé, fin 2015, la version lancée par le britannique Nails Inc avec Alexa Chung pour égérie jouant à écrire son prénom tel un graffiti. Le succès est au rendez-vous avec une rupture de stock. C’est Nocibé qui devrait démocratiser cette nouvelle technique car l’enseigne l’a intégrée à son offre sous marque propre. Arrivée prévue en juin en magasin.

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