Orléans Cosmetics relève le gant

Cette PME spécialisée dans la fabrication de formules de maquillage multiplie les partenariats avec d’autres prestataires pour être à la pointe de l’innovation. Explications de son dirigeant, Christophe Dulong.

Une palette de maquillage dont la surface est finement décorée, issue d’une collaboration avec le graveur GD Laser, un fond de teint crémeux qui se transforme en poudre, des coloris avant-gardistes grâce à un partenariat avec le cabinet de tendances Carlin… Depuis que Christophe Dulong a repris ce fabricant de poudres début 2014, Orléans Cosmetics se veut branché sur l’innovation. «Le laboratoire R&D n’avait pas vraiment travaillé depuis quinze mois. J’ai redonné de la marge de manœuvre aux ingénieurs», argumente Christophe Dulong, arrivé à la barre de cette PME de Saint-Cyr-en-Val (Loiret) début 2014.

Aides publiques.

Pour soutenir ses chantiers, cet ancien consultant en développement pioche dans l’arsenal des aides publiques. «L’an dernier, le projet gravure laser a coûté près de 80 000 euros. Bpifrance en a apporté 50 000», calcule-t-il. En 2015, Orléans Cosmetics a lancé quatre nouveaux produits. Lors du prochain MakeUp in Paris, la PME présentera trois nouveautés à travers une mise en scène faisant la part belle à l’expérience sensorielle. «Pigments, dégradés, jeux de textures ne sont plus des fins en soi, mais deviennent les clés d’univers réinventés pour sublimer le quotidien», dit Christophe Dulong. Exemple : le monde de l’enfance est revu par des formules de fards à paupières «au toucher ludique et aux couleurs généreuses et réconfortantes».

La stratégie de cette entreprise, qui s’appelait Cecaf Maquillage jusqu’à sa mésaventure qui s’est soldée devant le tribunal de commerce fin 2013, consiste à proposer «une offre complète, et pas seulement de la sous-traitance capacitaire» à ses puissants clients que sont Dior ou Lancôme, par exemple. Pour appliquer cette feuille de route, Christophe Dulong a dû réduire la voilure en production. L’effectif global est passé de 53 à 25 personnes. Le chiffre d’affaires a été maintenu autour de 2 millions d’euros. En revanche, il a intégré un spécialiste des tests réglementaires. Côté marketing, un partenariat a donc été signé avec Carlin. «Nous les équipons en produits finis pour leurs présentations. Ils n’ont plus seulement un book de tendances, mais de vrais supports. En échange, nous présentons les nôtres avec leurs dernières prévisions», se réjouit Christophe Dulong, qui ambitionne de devenir force de proposition pour les donneurs d’ordres.

MakeUp in Paris durable et 2.0Au Carrousel du Louvre les 9 et 10 juin, le salon dédié à la filière du maquillage (ingrédients, pigments, formulation, packaging, etc.) proposera, pour la première fois, un espace dédié au développement durable parrainé par Chanel et une table ronde sur ce thème. Autre point fort de MakeUp in Paris, un espace Digital beauty rassemblant une dizaine de prestataires.

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