Aircos pousse le full-service

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Le spécialiste de la poudre made in France met en avant sa double compétence en formulation de maquillage et en packaging pour proposer des solutions complètes qui commencent à séduire l’international.

Alors que de nombreux partenaires industriels étoffent leur offre en full-service, le français Aircos semble avoir une longueur d’avance. En effet, la société fondée en 1952 (initialement nommée Airsec, elle tire son origine de la pharmacie) par la famille Lancesseur, cumule les deux expertises : la création de packaging depuis les années 1980 et la formulation, avec une spécialisation sur les poudres – une exception dans l’Hexagone – démarrée en 2001. Si ces deux compétences bien distinctes peuvent être proposées séparément, les synergies semblent évidentes. «L’entreprise possède deux sites de fabrication, un à Ardon (Loiret) pour le packaging et un à Romorantin (Loir-et-Cher) dédié à la fabrication des formules, explique Thomas Sirot, directeur commercial et marketing d’Aircos. Ils sont suffisamment proches pour que les échanges soient réguliers et ils permettent de proposer une offre full-service ainsi qu’une parfaite adéquation entre le contenant et le contenu.»

Accompagner la mutation

Le manager en est convaincu : «Le full-service va être amené à se développer. Nous constatons déjà l’arrivée de toute une génération de marques qui se concentrent sur le marketing et la communication, surtout aux États-Unis, et qui sous-traitent une grande partie de leurs besoins».

En packaging comme en formulation ou en conditionnement, les efforts ont été déployés par ce leader de la poudre en France pour accompagner cette mutation et proposer un service complet. «Des investissements réguliers ont été réalisés ces dernières années, souligne Thomas Sirot. D’une part, sur le site d’Ardon, dans des lignes automatiques d’assemblage, de soudure et de décors grande cadence, où 400 millions d’unités peuvent être produites chaque année. D’autre part pour l’activité maquillage, sur des process de fabrication, des machines de transformation de la poudre comme le multi-compactage et la Back-injection.» Cet élargissement de l’offre passe évidemment par l’innovation. L’entreprise possède des laboratoires sur les sites de production comme au siège de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

L’entreprise a enregistré l’année dernière un chiffre d’affaires de 13,5 millions d’euros, en progression de 30%, avec une répartition de 70% pour le maquillage et 30% pour le packaging, et prévoit d’atteindre 16,3 millions d’euros en 2016. Des années de croissance qui s’expliquent «par un renforcement chez des clients historiques et l’ouverture de nouveaux comptes», assure Thomas Sirot.

Les États-Unis dans la ligne de mire

Arrivé en 2014 au sein d’Aircos, ce dernier accompagne son développement au côté du PDG, Frédéric Lancesseur. La suite de l’expansion passera notamment par l’internationalisation de l’entreprise, dont seulement 10% du chiffre d’affaires est réalisé à l’export. «Nous avons pour objectif d’atteindre 25 à 30% en 2017, annonce Thomas Sirot, avec, comme priorité déjà bien engagée, le marché étatsunien.» Toujours d’après le directeur, ce dernier a été sensible à la flexibilité d’Aircos. «Nous avons des outils qui répondent aux besoins du marché et nous pouvons fabriquer aussi bien de grosses séries qu’un one-shot», poursuit-il. Avant de conclure : «Nous avons une organisation industrielle réfléchie, couplée avec notre rigueur logistique. C’est une vraie discipline que de maîtriser toute la chaîne et ainsi satisfaire des clients qui réduisent le time-to-market.»

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