Du street art hors les murs

Née dans la rue, cette forme d’art investit peu à peu d’autres terrains de jeu. On la retrouve sur Internet ou dans des livres, sur des affiches ou des produits. Les marques, même les plus prestigieuses, n’hésitent plus à lancer des collections spéciales.

Figure emblématique. L’art urbain compte aussi ses stars. Parmi elles, Banksy, Miss Tic ou encore Vhils. Ce dernier mêle des techniques surprenantes : marteau-piqueur, burin, explosif, acide. Il réalise ainsi des visages immenses pour illustrer le lien entre la ville et ses habitants.

 

Collections urbaines. Pour créer des collections jeunes et dynamiques, les marques adoptent le street art sur leurs packagings. En beauté, on commence à trouver ce type de collaboration dans tous les circuits, y compris le sélectif. Ci-dessus, l’artiste JonOne à l’œuvre pour Guerlain.

 

Littérature. Le street art n’est plus éphémère. Pour sauvegarder les œuvres ayant fleuri sur les murs suite aux attentats de Paris, Marie Christian, une passionnée, a coordonné la réalisation d’un livre au financement participatif.

 

Skate. En décoration, les stickers ou papiers peints représentant des graffitis sont légion. Mais certains ont exploité un autre symbole de la culture urbaine. Ainsi, avec Leçons de choses, marque qui aime détourner les objets, le skate se transforme en banc ou, comme ici, en étagère.

 

Graffitis. «Le street art prend ses lettres de noblesse dans l’art contemporain pour créer un luxe dissident», affirme Pierre Bisseuil, directeur recherche et perspective chez Peclers. Les marques n’hésitent plus à collaborer avec des graffeurs pour créer une collection exclusive ou rajeunir leurs locaux. Le verrier Pochet a réalisé cette toile (à gauche) de façon collaborative lors d’une soirée avec ses clients. Chanel a aussi choisi cet art moderne pour sa boutique du Marais, dédiée à la beauté (ci-dessus).

 

Bombe de peinture. Parfois secondée d’un pochoir ou d’un pinceau, elle reste l’outil clé du graffeur. Chaque artiste a ses marques de bombe de peinture préférées. Elles offrent des couleurs plus ou moins chatoyantes, des sprays plus ou moins puissants. Différents domaines se sont réappropriés cet emblème, que ce soit pour sa forme ou pour le geste qui lui est associé. Nails Inc, par exemple, y a vu une manière rapide et ludique d’appliquer du vernis sur les ongles. Et peut-être aussi un peu rebelle.

 

S’exprimer. À Berlin, l’East Side Gallery est un temple du street art à ciel ouvert. Des artistes du monde entier ont réalisé des œuvres sur les thèmes de la paix et de la liberté sur ce morceau du mur, peu après sa chute. Elles sont aujourd’hui protégées. Une partie du monument reste toutefois accessible aux artistes, qui peignent et repeignent dessus.

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