De la vie scène à la vie saine

©goop

Actrices, chanteuses ou mannequins, elles ont converti leur célébrité en business. Elles surfent sur les tendances et ne se contentent pas de promouvoir un seul segment. C’est plutôt tout un art de vivre, véhiculé par les blogs et les réseaux sociaux, qu’elles veulent vendre, beauté incluse.

Gwyneth Paltrow, la control freak

Son parcours : Malgré un Oscar de la meilleure actrice en 1999 pour Shakespeare in love et quelques jolis rôles, cette blonde diaphane née en 1972 à Los Angeles d’une mère actrice et d’un père réalisateur est plus connue pour ses anciens petits amis (Brad Pitt, notamment) ou son look impeccable. Gwyneth Paltrow a d’ailleurs été l’ambassadrice de Dior (mode), des accessoires Tod’s, d’Estée Lauder, Max Factor… Elle est actuellement celle de la franchise féminine de Boss d’Hugo Boss (Ma vie, Jour, Nuit). Gwyneth Paltrow a souvent été élue «plus belle femme de l’année» ou «célébrité la mieux habillée», mais aussi «personnalité la plus détestée» (!). Son obsession de la perfection et ses conseils de vie drastiques – et onéreux – la rendent parfois agaçante.

Son business : En 2008, elle lance un blog distillant des idées mode, déco, des recettes bio… Depuis, la petite entreprise a grossi et elle est devenue un site de lifestyle complet (son audience quotidienne est de plus de 100 000 visiteurs), avec un e-shop, des livres… Elle emploie environ quarante salariés et reste secrète sur ses chiffres mais, en 2014, le site américain Radar Online faisait état d’un déficit de 1,2 million de dollars.

Sa stratégie beauté : Après les recomman-dations de produits et les tutoriels, Gwyneth Paltrow se lance dans la création de produits de beauté en 2016. Elle démarre par le lancement de la marque Goop Skincare, et devient parallèlement creative director de la ligne de maquillage Phyto-Pigments de la marque bio Juice Beauty.

Sa principale concurrente : L’actrice Reese Witherspoon avec son site de mode et de décoration d’inspiration sudiste, Draper James.

 

Jessica Alba, l’empire naturel

Son parcours : Née en Californie en 1981, elle démarre sa carrière à la télévision au début des années 1990, puis enchaîne au cinéma. Si sa filmographie s’est ralentie, ses street style (photos prises dans la rue pour étudier les looks) ont entretenu sa notoriété. Ses contrats publicitaires couvrent la mode, l’alimentaire et la beauté avec L’Oréal Paris et Revlon.

Son business : La légende raconte que c’est à la naissance de son aînée que cette mère de deux filles a adopté un mode de vie bio. Ne trouvant pas de produits correspondant à ses besoins (sans dérivés pétrochimiques), elle lance en 2011 The Honest Company avec trois associés. Démarrée avec des produits pour bébés et d’entretien de la maison, la gamme s’est élargie à d’autres catégories. En 2014, son CA serait de 170 millions de dollars, ce qui fait d’elle la plus riche des «célébrités-entrepreneurs». Elle travaille à l’internationalisation de la marque et à une éventuelle entrée en Bourse (The Honest Company a été valorisée à 1,7 milliard de dollars lors de sa levée de fonds en août 2015).

Sa stratégie beauté : Lancée en septembre 2015, The Honest Beauty est une marque à part dans le portefeuille de The Honest Company. Elle rassemble des soins et du maquillage et mise sur le naturel aussi bien pour les formules que pour le résultat.

Sa principale concurrente : La starlette blonde Blake Lively, qui a tenté une aventure similaire avec son site Preserve, arrêté au bout d’un an.

 

Miranda Kerr, la healthy girl

Son parcours : Née en 1983 en Australie, elle démarre une carrière de top model à l’âge de 13 ans. À 20 ans, elle signe avec des agences européennes et américaines, s’installe à New York et défile pour des marques de luxe. Posant pour Maybelline, Clinique, Swarovski…, elle est surtout connue pour avoir été l’un des anges de Victoria’s Secret jusqu’en 2012. Selon le magazine Forbes, elle a été en 2015 le sixième mannequin le mieux payé avec un revenu annuel global de 5,45 millions de dollars.

Son business : Tout est regroupé sur son site (actualité et e-shop, notamment ses collections créées en collaboration avec Swarovski et Royal Albert). Très active sur les réseaux sociaux (Twitter, Instagram…) et sur son blog, Miranda Kerr a aussi publié deux guides de développement personnel et a conservé quelques contrats de mannequin.

Sa stratégie beauté : Elle a lancé sa marque de soin, Kora Organics (fabriquée et vendue principalement en Australie), en 2009. Un blog lifestyle est rattaché à la marque : on y trouve les conseils de Miranda Kerr pour une vie harmonieuse, entre séance de yoga et plats bio (elle a un diplôme de nutritionniste obtenu en Australie).

Sa principale concurrente : Karlie Kloss, le top model qui monte. Ultra-active sur les réseaux sociaux, créatrice d’une marque de cookies, elle ne cache pas son intention de créer un empire à son nom.

 

Drew Barrymore, la fleur sauvage

Son parcours : Enfant star, révélée dans E.T. de Steven Spielberg, elle est née en 1975 dans une famille d’acteurs et de producteurs d’Hollywood. Après une enfance et une adolescence quelque peu chaotiques, jalonnées de plus ou moins grands rôles au cinéma et à la télévision, elle s’assagit vers la fin des années 1990. Elle poursuit sa carrière dans le cinéma en tant qu’actrice, mais aussi comme productrice ou réalisatrice. Drew Barrymore a parfois prêté son image, notamment pour représenter Gucci, Lancôme ou encore Cover Girl.

Son business : Il tient en un mot : Flower. En 1995, elle lance sa société de production, Flower Films, puis n’a cessé de décliner sa marque, comme récemment avec des lunettes. Drew Barrymore a aussi sorti une récente autobiographie, intitulée Wildflower.

Sa stratégie beauté : Flower Beauty, une ligne de maquillage et de parfums fabriquée par la filiale de Maesa aux États-Unis et distribuée en exclusivité chez Target depuis 2013. Le positionnement de la marque : une qualité similaire aux griffes de luxe, mais abordable. Le site explique que l’accessibilité est possible grâce à des coûts publicitaires revus à la baisse, puisque Drew Barrymore en est la propriétaire et égérie. Celle-ci a par ailleurs révélé à Associated Press sa volonté de distribuer la marque à l’international : Chine, Australie, Royaume-Uni et Amérique latine.

Sa principale concurrente : Eva Mendes, dont la ligne de maquillage d’inspiration professionnelle lancée en 2015, Circa (aussi fabriquée par Maesa), est en exclusivité chez Walgreens.

 

Katie Holmes, la discrète

Son parcours : Star de Dawson, série télévisée pour adolescents à la fin des années 1990, puis de quelques films, Katie Holmes est surtout connue pour son mariage avec Tom Cruise et l’enfant qu’elle a eu avec lui, Suri. Une idylle, une vie de famille et un divorce ultra-médiatisés qui ont freiné ses apparitions sur les écrans. Elle poursuit sa carrière, mais se tient loin des paparazzis. Relookée pendant sa période Tom Cruise, passant d’un look de girl next door à muse des marques de luxe, elle a été l’ambassadrice d’Ann Taylor, Miu Miu, Coach, ainsi que de Bobbi Brown et Olay.

 

Son business : Entre 2008 et 2014, elle a lancé une ligne de vêtements avec son amie et styliste Jeanne Yang, simplement baptisée Holmes + Yang.

 

Sa stratégie beauté : En 2013, elle devient égérie d’Alterna et entre au capital de cette marque capillaire professionnelle haut de gamme créée en 1997 en Californie (vendue en France chez Sephora). En 2014, le groupe Henkel la rachète au fonds TSG Consumer Partners, mais Katie Holmes est toujours présentée comme copropriétaire.

 

Sa principale concurrente : Jennifer Aniston, qui a aussi lancé sa marque capillaire professionnelle, Living Proof.

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