Cosmopack propose de nouvelles solutions

La 49e édition du salon international du packaging s’est tenue du 17 au 20 mars dernier à Bologne, en Italie. Entre solutions high-tech et retour à l’essentiel avec des formules courtes, CosmétiqueMag y a identifié cinq tendances à suivre ou à approfondir. Visite guidée.

Séduire les hommes

Cela n’a pas échappé aux fabricants d’emballages : les hommes osent désormais prendre soin d’eux. À commencer par leur barbe qu’ils taillent pour imposer leur style. Les produits pour l’entretenir, tels que les savons, huiles ou crèmes, se sont multipliés, légitimant au passage le male grooming. «C’est une habitude qui concerne surtout les jeunes, note Andrea Dieterle, responsable marketing chez Mega Airless (groupe Aptar). Cette tendance se développe peut-être aussi parce que la frontière entre les genres se brouille de plus en plus.» Pour que les marques puissent séduire ces messieurs, les prestataires conçoivent des packagings plus larges que ceux destinés aux femmes, aux formes plus rectilignes. Mega Airless a ainsi mis en avant, lors du salon, la combinaison d’un flacon, d’un bouton-poussoir et d’un capot d’une élégance toute masculine issue de sa gamme airless Mix & Match (photo).

 

Miser sur le high-tech

L’an dernier déjà, on pouvait sentir l’influence de la technologie sur le design de certains packagings. Toly, par exemple, avait présenté des palettes dont l’aspect rappelait celui des ordinateurs ultra-fins. Le prestataire maltais a fait une autre proposition astucieuse cette année, élaborée à partir d’une étude consommateurs. Résultat, il a réussi à associer smartphone et maquillage. Pour cela, il a créé une coque en plastique pour Iphone 5 qui contient une petite palette de fards. Celle-ci se fixe à l’arrière du portable et coulisse pour que l’utilisatrice ait accès aux poudres compactes (photo). Ce packaging a déjà séduit la marque O Boticário, qui le lance sur le marché brésilien. Mais les changements liés au high-tech pourraient aller encore plus loin. «Les requêtes de nos clients ont évolué, ils sont de plus en plus intéressés par le digital et les packagings connectés. Le produit idéal pour eux, c’est celui qui leur permet de connaître le consommateur», affirme Delphine Roux, beauty market manager France chez RPC Bramlage. La question est un vrai sujet de recherche pour la société, comme pour nombre de ses concurrents. Et la situation pourrait évoluer assez vite, les emballages 2.0 pouvant arriver d’ici à deux ans. On imagine déjà enregistrer son soin de jour connecté dans son mobile pour que celui-ci suive son utilisation et envoie une notification lorsqu’il est temps de racheter un flacon.

 

Ajouter du fun

Couleurs vives et formes originales : une bonne recette pour séduire la génération Z. Mktg Industry propose des portefeuilles colorés qui contiennent des compacts (pour les yeux, le teint ou les lèvres). La société a imaginé quatre déclinaisons en phase avec les tendances actuelles (gypsie, urbain, animal, story telling). HCP le souligne, l’été est la saison idéale pour présenter des modèles flashy. Le fabricant a créé une collection comprenant notamment des compacts décorés à l’aide d’une nouvelle technique appelée «Display feu d’artifice». Une combinaison de procédés donne l’effet d’une explosion de peinture. Cosmopack a également accueilli des façonniers, dont certains misaient sur le fun. À l’instar d’Alkos, qui a lancé ses rouges à lèvres Moonlight kiss fluo (Baisers de minuit). Disponibles en trois teintes (rose, orange, jaune), ils déposent une couleur légère sur la bouche. C’est la nuit, sous les UV noirs, qu’ils se révèlent puisqu’ils deviennent alors fluo. Un jeu astucieux.

 

Valoriser la praticité

Pour prendre soin de sa peau en voyage ou se maquiller entre deux rendez-vous, il faut des produits tout terrain ! Les prestataires multiplient les packs deux-en-un ou intégrant un applicateur et les formats nomades sont légion. Aptar a lancé Proteo, dont la forme évoque les gourdes de compote, en le dotant un système de fermeture plus adapté à la beauté. Cette poche flexible peut contenir de 40 à 90 ml d’une formule fluide d’un produit de soin ou d’hygiène. Les fournisseurs veulent aussi améliorer la praticité des emballages sédentaires. Ainsi, Quadpack propose des modèles de pipettes qui se chargent automatiquement lorsqu’on débouche le flacon. Et il a pensé à fixer un embout de ce type sur un tube pour offrir une gestuelle minutieuse (photo). Pour d’autres soins nécessitant moins de précision, Dieter Bakic a mis en avant Kronos, un pot rechargeable doté d’une pompe. En 500 ml, 750 ml et 1 litre, il permet d’obtenir une dose facilement, même si, par exemple, on s’occupe d’un bébé sur une table à langer.

 

Revenir à l’essentiel

Très présentes en pharmacie, les formules courtes – dix composants maximum – arrivent dans les autres circuits de distribution. Les marques arrêtent de faire des listes d’ingrédients complexes, elles reviennent à l’essentiel. Promens (depuis repris par RPC), par exemple, a très tôt développé, en partenariat avec le groupe Pierre Fabre, un tube stérile pour protéger ces soins minimalistes. Leur multiplication a entraîné le boom des emballages airless, qui ne cessent de se décliner. HCT a ainsi adapté le dernier écrin à la mode, le cushion… justement sans cushion (éponge) ! Le fond de teint liquide se love dans le boîtier. Lorsqu’on appuie sur le bouton-poussoir ou sur le plateau, il remonte pour sortir par un ou plusieurs orifice(s). Une valve empêche tout retour (photo). Outre le pack, les produits simplifiés influencent aussi les accessoires. L’italien Baralan a ainsi révélé des pinceaux adaptés aux vernis à base d’eau, moins visqueux. Un nouveau type de poils, plus fins, permet de bien appliquer la couleur.

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