Dora Baghriche

DR

Parfumeur de l’équipe parisienne de Firmenich, formée à New York, elle apporte cette double culture olfactive à l’univers de Vanderbilt, dont elle a signé le dernier opus, Jardin à New York.

Les personnes qui ont compté

«Ma famille tout d’abord, un ami qui a cru en moi, Armand de Villoutreys, qui m’a donné ma chance, son équipe… Harry Frémont, auprès de qui j’ai fait mes premiers pas en parfumerie fine à New York. Il m’a énormément appris et nous avons un vrai lien de respect et de confiance mutuelle depuis. À Paris est née une grande complicité “parfumistique” et amicale avec Olivier Cresp et Daphné Bugey, dont j’admire le talent mais aussi leur philosophie de création et leur sens de l’esthétique. Nous travaillons ensemble dans un climat d’exigence, de bienveillance et d’humour. C’est une grande chance dans ce métier sous pression que de partager également les rires !»



Les matières qu’elle préfère

«J’ai le fantasme de les embrasser toutes : leur trouver une histoire, un accord… C’est une grande tristesse quand l’une d’elles disparaît, comme la mousse de chêne. Si je ne devais en citer que quelques-unes, je commencerais par toutes les nuances de cèdre, de l’Atlas à l’Alaska, le patchouli, les notes de poivre et un ciste Signature enrichi en notes boisées sensuelles que nous avons développé chez Firmenich. Enfin, même si cela semble moins chic, j’aime les notes de framboise, de rhum, de miel de Provence…»

 

Les sources qui l’inspirent

«Je multiplie autant que possible les échanges avec les artistes qui me touchent, qu’ils soient issus des arts culinaires, de la musique, de la photo… Ce sont ces rencontres qui nourrissent mon inspiration. Dernièrement, j’ai été fascinée par l’univers du chef pâtissier doublement étoilé Yannick Delpech, qui m’a suggéré des accords gourmands totalement nouveaux. Il m’a beaucoup intéressée car il n’aime pas le sucre, mais plutôt les goûts acidulés et fumés.»



Les parfums qu’elle porte

«En ce moment, je porte un gardénia que j’ai créé pour EB Florals – marque de Los Angeles née de l’univers du talentueux fleuriste Eric Buterbaugh – et qui sortira en fin d’année. C’est l’une des rares maisons qui me donnent envie de porter des fleurs ! Sinon, j’ai plutôt un faible pour les parfums qui jouent sur l’ambiguïté masculin/féminin. J’ai par exemple porté Bulgari Black, Bois d’Argent de Dior, Kenzo Air, Bois Farine de L’Artisan Parfumeur…»

Son parcours 2002 : intègre l’Isipca.2005 : diplômée de l’école.2006 : entre chez Firmenich, à Genève.2008 : apprentissage à New York.2010 : est nommée parfumeur dans l’équipe de Paris.2013 : compose Caligna de L’Artisan Parfumeur.2014 : cosigne Anaïs Anaïs Premier Délice de Cacharel avec Olivier Cresp.2016 : lancement de Jardin à New York de Vanderbilt (Lascad) et Still Life in Rio d’Olfactive Studio.

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