Solaires : la protection au quotidien

Les crèmes solaires ne se limitent plus à la plage, elles se déclinent pour accompagner la vie de tous les jours, lors d’une séance de sport ou d’une simple déambulation en ville.

Les méfaits du soleil sont une préoccupation désormais courante, voire quotidienne, y compris en ville. Car les UV n’atteignent pas notre épiderme seulement lorsque nous prenons un bain de soleil. Pour répondre à cette problématique, les marques ont développé des gammes solaires expertes. Les défis ne manquent pas lorsque l’on s’attaque à des usages très spécifiques, notamment en matière de formulation. Si les filtres utilisés sont les mêmes que pour les versions plage, d’autres actifs sont parfois nécessaires pour compléter le soin ou offrir des textures novatrices.

Ainsi, le fournisseur d’ingrédients AkzoNobel Personal Care propose des polymères filmogènes, les Dermacryl E et Dermacryl 79, qui sont plus résistants à l’eau et veillent à préserver la concentration en filtres. Ils sont adaptés aux soins solaires à utiliser tous les jours, lors du rituel beauté matinal. Déjà populaire en Asie, cette pratique quotidienne permet aux consommateurs fidèles à leur crème de jour dépourvue de facteur de protection (SPF) de se protéger.

Des galéniques légères

Pour ne pas perturber les habitudes de soin et de maquillage, le solaire a dû adopter une texture particulièrement aérienne. Clarins a conçu dans cet esprit la crème UV Plus Anti-pollution SPF 50, destinée à une protection journalière. «La texture, très légère, permet une application soit le matin, soit en retouches au cours de la journée, explique Marie-Hélène Lair, directrice de la communication scientifique de la marque. C’est pour cela que nous avons pensé un packaging nomade.» Comme son nom l’indique, cette crème UV présente par ailleurs une autre spécificité, tout aussi importante que la protection contre les UV : une action antipollution, «qui lui confère un usage citadin, précise Marie-Hélène Lair. L’idée est de renforcer la fonction barrière de l’épiderme.» Car les solaires déclinés pour un usage à la ville ne se contentent pas de protéger des UV, ils luttent aussi contre les autres agressions responsables du vieillissement de la peau.

Bioderma aussi a mesuré l’importance de la texture d’un solaire qui s’utilise chaque jour et a mis au point une brume d’eau protectrice, Hydrabio. Dotée d’un SPF 30, cette «eau de soin» est destinée à être pulvérisée sur le visage et le décolleté comme un geste final, après le maquillage ou tout au long de la journée. Elle contient en outre deux antioxydants : du mannitol et de l’ectoïne.
L’autre galénique qui émerge s’adresse plus spécifiquement aux sportifs, avec des formules résistantes et non glissantes qui misent sur la performance. Autant d’éléments à prendre en compte pour Garnier qui a lancé, en mars 2015, les produits Ambre Solaire UV Sport. «La gamme est née de notre volonté de nous adapter à la pratique sportive, qui conjugue exposition intense et transpiration, explique Matthieu Cassier, directeur international des laboratoires solaires du groupe L’Oréal. Pour formuler UV Sport, nous nous sommes inspirés de ce que nous faisons dans d’autres pays. Au Brésil notamment, nous devons répondre à des problématiques propres aux peaux grasses et donc mettre au point des produits qui apportent de la matité. Nous avons eu recours à un complexe composé de trois charges, afin d’absorber la transpiration tout en conservant la protection solaire et ce, sans entraver l’activité sportive.» Ce complexe est composé de poudre de nylon, des petites sphères poreuses qui travaillent sur l’absorption du sébum, de silice qui procure un effet antibrillance, de perlite qui joue un rôle sur l’absorption de la sueur et permet de s’adapter aussi bien à des textures huileuses qu’aqueuses. «La formule contient également des billes boosters de protection, les Sunspheres, ajoute le spécialiste l’oréalien. Elles offrent un fort SPF et permettent de réduire la concentration en filtres, ce qui augmente la sensorialité du produit.» Puis il a fallu vérifier l’efficacité des soins. «Un test de résistance en sauna, par exemple, a été réalisé, soulignse Matthieu Cassier. Nous nous sommes ainsi assurés que nos galéniques ne migraient pas au cours de l’application.»

Signe de l’engouement pour ces solaires nouvelle génération, les fournisseurs d’ingrédients s’y intéressent. Ainsi, Seppic a développé une formule dédiée aux sportifs, nommée So sporty water resistant, avec un haut SPF 40. Là aussi, la formulation est soignée : une émulsion ivoire fluide pour une crème «légère au fini velouté et mat», indique le fabricant. La matière première Sepimat HB V – des micro-sphères creuses qui donnent un effet poudré et un toucher non gras aux émulsions – entre notamment dans la composition.
Une texture qui séduit dès la première utilisation est déterminante pour un solaire, qui aura encore moins de deuxième chance dans le cas d’une utilisation spécifique. Un niveau d’exigence qui tire le secteur vers le haut. «La conception de gammes expertes est source d’enseignement et nous fait progresser sur nos lignes plus standard», conclut Matthieu Cassier.

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