Soins bio : Tata Harper

Kristen Kilpatrick Photography

Du haut de ses quarante ans, cette Américaine fondatrice des cosmétiques Tata Harper, au visage frais et rosé, incarne un style de vie en adéquation avec le nouvel élan du bio : organique, oui, mais surtout chic et sympathique.

Posant au milieu des champs dans sa ferme du Vermont, aux États-Unis, chapeau de paille sur la tête et sourire aux lèvres, Tata Harper – Graciella de son vrai prénom – s’étale sur les pages de la presse féminine. En quelques mois seulement, elle est devenue l’icône du soin bio, le nouveau géant vert… Le magazine Forbes l’a même propulsée, en juillet dernier, Queen of the green skincare movement. Il faut dire que la petite entreprise qu’elle a fondée avec son mari démarre très fort.

Cinq ans après son lancement en octobre 2010, la marque Tata Harper et ses étuis vert prairie bénéficient d’un buzz incroyable sur les réseaux sociaux. Les plus grandes stars d’Hollywood ont avoué en être fans, notamment Gwyneth Paltrow, Jessica Alba ou Gisele Bündchen. Résultat, la griffe est déjà distribuée dans dix-neuf pays – dont la France – et réalise un chiffre d’affaires retail de 15 millions de dollars, en croissance de 120% cette année.«Le soin était la dernière famille de produits de haute qualité et de luxe à utiliser encore des milliers de composants chimiques. Nous avons lancé la première ligne efficace et naturelle», nous confie-t-elle pour expliquer son succès.

Une précieuse indépendance

D’habitude, un démarrage fulgurant peut se révéler compliqué à gérer et encourager les fondateurs à vendre. Ce n’est pas le cas pour les Harper. Lui est le propre fils de Clarissa Bronfman, l’épouse d’un milliardaire américain. Elle fait d’ailleurs partie des partenaires financiers de la jeune entreprise, qui souhaite garder son indépendance. Lancée avec douze références, la marque en compte aujourd’hui le triple. Des soins visage, des élixirs de jeunesse, des baumes à lèvres qui ont tous en commun une charte très stricte. Toute la ligne est labellisée Ecocert et chaque produit affiche en haut de son étui, dans un petit rond jaune, le nombre d’ingrédients que compte sa formule, de dix à trente-huit. Si certains actifs sont fournis par différents fabricants comme Naturex ou Gattefossé, l’entreprise cultive aussi cinq herbes qui composent ensuite un complexe qui est le «fondement» de toutes les références maison (hors hydratants). «Nous fabriquons chacun de nos produits, nous les remplissons et nous les emballons dans notre petite ferme du Vermont», résume Tata Harper, évoquant avec passion ses terres de la Julius Kingdom farm, où elle habite avec son mari et leurs trois enfants de 6 ans, 5 ans et 3 ans.

Début 2016, une ligne masculine qui porte le nom de leur fils, Hunter Harper, sera lancée, avant d’élargir la gamme de produits de maquillage en 2017. Pour épauler ces lancements, Tata Harper pourra compter sur les 80 personnes qui l’entourent, dont une équipe complète de blogueurs surentraînés.

Son parcours

C’est l’histoire (presque) classique d’un changement de vie. Avant, Tata Harper et son mari vivaient à Miami où ils avaient leur propre société immobilière. Mais ça, c’était avant. Avant la crise qui s’annonçait et l’envie de fonder une famille. Le cancer d’un proche leur fait aussi prendre conscience que trop de produits chimiques entourent leurs vies. Grande consommatrice de cosmétiques de luxe, Tata Harper décide de fonder sa marque bio. Cinq ans de développement et les premiers produits sont lancés fin 2010 aux États-Unis, chez Neiman Marcus. En septembre dernier, la marque a été référencée au Bon Marché.

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