Matières premières : Impact+, le bon coin de la Cosmetic Valley

Mieux gérer ses approvisionnements et éviter le gaspillage : telle est la mission de la plateforme Impact+ instaurée par la Cosmetic Valley. L’idée ? Mettre en relation des entreprises voulant se défaire d’une partie de leur stock de matières premières ou d’articles de conditionnement avec celles susceptibles d’en acheter. En effet, certains fournisseurs pouvant imposer des quantités minimales de commande ou des productions s’arrêter de façon inopinée, les produits s’accumulent très rapidement dans les entrepôts. La Cosmetic Valley estime que, pour cinq entreprises, l’équivalent de 200 000 euros de matières premières est détruit chaque année. «Cette problématique n’est pas nouvelle pour les industriels, explique Ségolène Leloutre, network director du pôle de compétitivité en charge du projet. Une solution d’achats mutualisés avait émergé il y a quelques années mais elle n’avait pas abouti. Les industriels cherchaient une solution avec un maître d’œuvre qui ne soit pas une entreprise privée.»

Un outil collaboratif

La Cosmetic Valley s’est imposée comme le coordonnateur de ce projet démarré début 2014. Lancé en novembre dernier, Impact+ prend la forme d’un site Internet (www.cosm-impact.com) accessible sur abonnement à partir de 150 euros pour les adhérents cette première année, 300 euros pour les autres. Une vingtaine d’entreprises se sont engagées au moment du lancement, et le pôle espère atteindre une centaine d’abonnés après un an d’exploitation. Ces derniers ont accès à une base de données qui référence les produits, les ingrédients ou les packagings dont souhaitent se défaire différents intervenants. «C’est avant tout un outil collaboratif, chacun remplit les fiches d’informations et se conforme à la charte d’utilisation, ajoute Ségolène Leloutre. Si l’idée de départ concernait les seuls ingrédients, elle s’est ensuite ouverte aux articles de conditionnement car la problématique est similaire.»
Dans la mise en œuvre effective, la Cosmetic Valley gère l’outil, peut éventuellement radier des membres qui ne respecteraient pas la charte d’Impact+, mais elle n’intervient par dans leur business. «Nous donnons aux abonnés l’accès à une information, mais les négociations commerciales, les échanges de documents ou de marchandises se font entre le cédant et l’acquéreur», développe la responsable. Si l’enjeu est avant tout économique, il revêt aussi une dimension durable en évitant le gaspillage. Impact+ a d’ailleurs été retenu par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) et la région Centre dans le cadre de l’appel à projet Économie circulaire, ce qui a permis à la Cosmetic Valley de faire financer une partie de l’outil.

Facebook
Twitter