Parfumeries : NPHI lance son réseau en Iran

Mani. L.

Le nucléaire peut-il influer sur la beauté ? Il peut en tout cas faire bouger les choses et la levée de l’embargo en Iran devrait faire évoluer l’offre dans le pays. NPHI parie sur cet avenir. Le groupe qui distribue des marques de beauté dans plus de 450 magasins iraniens vient en effet de créer sa chaîne de parfumeries Safir. Celle-ci compte 23 points de vente de 100 à 280 m². Au moins vingt autres sont prévus d’ici à fin 2015. «Cela dépendra de l’achèvement des centres commerciaux, déclare Samir Goshayeshi, fondateur de New Prestige Holding and Investment (NPHI). De nombreux malls ont été retardés en raison des embargos qui pèsent sur le pays.»

Les parfumeries seront également déployées via un partenariat avec des entrepreneurs locaux, qui pourraient devenir à terme des franchisés. «Le marché n’est pas encore mûr pour la franchise. Ce modèle suppose des personnes rompues au management et aux affaires, explique Samir Goshayeshi. Je préfère parler de partenariat, dans lequel nous formons les responsables de point de vente au marketing et à la gestion. Les conseillères, que nous formons elles aussi, sont nos employées.» La société Prestige, division de NPHI en charge de Safir, table sur un millier de magasins d’ici à cinq ans. «Plus de 300 shopping malls sont prévus pour les 24 prochains mois dont certains auront un positionnement très luxe. C’est la raison pour laquelle nous avons lancé cet été une autre enseigne de parfumerie spécialisée dans les marques de niche : Palace, déclare le fondateur de NPHI. Sur 80 millions d’Iraniens, 5% ont le pouvoir d’achat nécessaire pour consommer cette parfumerie haut de gamme. Si nous réussissons à Téhéran avec Palace, nous dupliquerons le concept dans les grandes capitales.»

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