Packaging : évaluer la sécurité en toute objectivité

© Arnaud Lombard

Connaître le degré de protection assuré par un pack en un coup d’œil ? Ce serait bientôt possible pour les marques, grâce à une simple note. «Aujourd’hui, le conditionnement est identifié comme un élément protecteur qui va contribuer à la longévité du produit. Mais, il n’existe pas de méthode standardisée pour caractériser cette protection», a souligné Alain Crozier, directeur adjoint microbiologie Johnson & Johnson, lors de son intervention au congrès Beauté & Packaging, organisé le 4 juin par la Cosmetic Valley. Dans ces conditions, difficile de comparer les performances des différents emballages. Fort de ce constat, un groupe de travail pluridisciplinaire s’est créé fin 2014 afin d’élaborer un protocole d’évaluation de la protection physique vis-à-vis de la contamination microbienne. Ce test, qui ne remplacerait pas ceux que les marques devront faire avec leur propre formule, doit être réalisable par tout fabricant. «Nous voulons que les performances s’expriment de façon lisible et intuitive», a expliqué Bernard Clerget, intellectual property & innovation manager chez Albéa. D’où le choix d’une catégorisation semblable à celle des bilans énergétiques. La rédaction du protocole reste à venir, sa publication est attendue pour fin 2016.

Une quinzaine de personnes planchent sur ce projet, parmi lesquelles des représentants des marques (Clarins, Johnson & Johnson, L’Oréal, etc.), des spécialistes du packaging (Albéa, Aptar et Promens), des experts, des laboratoires ainsi qu’un coordinateur, Christophe Masson, le directeur scientifique de la Cosmetic Valley. «Le sujet, mis en lumière lors des congrès, a suscité l’intérêt des participants, notre rôle étant d’animer la filière et d’aider à innover, nous avons proposé le projet aux membres», a-t-il précisé. Un exemple qui montre que la Cosmetic Valley sait susciter des vocations. Le pôle de compétitivité œuvre plus que jamais au rassemblement de l’industrie, se rapprochant de différents territoires (Aisne, Aquitaine, Limousin) et créant son propre salon, Cosmetic 360 (15-16 octobre, au Carrousel du Louvre à Paris).

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