Saga Carita : 70 ans passés au peigne fin

Carita

Brigitte Bardot, Maria Callas, Catherine Deneuve… De nombreuses stars ont fait confiance aux sœurs Carita. Retour sur l’histoire de deux femmes chefs d’entreprise qui avaient une vision globale de la beauté.

1945 Premières coiffeuses à Paris.

À la mort de leur mère en 1943, Maria et Rosy Carita ont laissé leur affaire florissante de Toulouse pour rejoindre Gervais, un grand coiffeur de la capitale. En 1945, les deux sœurs ouvrent leur salon de coiffure au 83 rue du Faubourg Saint-Honoré, à Paris. Le salon Carita, qui emploie 50 salariés, devient un must. Rosy s’affirme comme une femme d’affaires et Maria comme une artiste.

 

1956 Honneurs monarchiques.

En plus du salon déménagé au 11 rue du Faubourg Saint-Honoré et inauguré par la duchesse de Windsor, Rosy et Maria ouvrent une école d’esthétique. Parce que la beauté ne se limite pas à la coiffure. Elles lancent aussi un Fluide de Beauté 14, une huile sèche nourrissante pour le corps, et un Rénovateur, associant des graines de tournesol exfoliantes à des huiles essentielles de clou de girofle, de thym et de citron. Deux ans après, Suzanne Dulac, surnommée la «troisième sœur», développera des traitements et des produits de soin pour le visage et le corps. Elle privilégie les textures fluides pour l’éclat du teint.

 

1968 À bonne école.

Un étage du salon, rebaptisé Maison de Beauté, est dédié aux soins esthétiques. Depuis huit ans, les protocoles sont réalisés avec deux appareils Kinesonde et Relaxonde. En coiffure, une ligne et des soins capillaires dispensés par des «soigneuses» voient le jour.

 

1972 «Douce comme de la nacre».

La marque, qui a lancé des soins du visage Progressif et la Lotion Nacrée, se dote d’une usine à Asnières, dirigée par le chimiste Jacques Leclerc.

 

1975 Graine d’artiste.

Terry de Gunzburg, aujourd’hui à la tête de sa société By Terry, intègre l’école d’esthétique Carita. Pendant dix ans, elle maquillera les clientes du salon avec ce souci du teint parfait.

 

1986 Orpheline.

Le groupe Shiseido rachète la société qui a perdu ses créatrices – Maria est décédée en 1978 et Rosy en 1983. Les années suivantes, les directeurs artistiques du salon se succèdent. La Maison de Beauté du Faubourg Saint-Honoré est redessinée deux fois, en 1987 par Andrée Putman et en 2008 dans un esprit Haute Beauté.

 

2012 Haute expertise.

Cinetic Lift Expert est lancé. Cette machine esthétique associe microcourants, ultrasons et luminothérapie. La marque est présente dans 54 pays (3 362 portes, dont 14 Maisons de Beauté) pour un CA de 24 millions d’euros. Aujourd’hui, elle aborde un nouveau chapitre de son histoire au sein de la division professionnelle de L’Oréal.

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