Production : une deuxième usine française pour Fiabila

©Fiabila

Le géant français spécialiste des vernis à ongles vient de multiplier sa capacité de production par trois. C’est à Maintenon, en Eure-et-Loir, où Fiabila possède déjà une usine, que le nouvel outil industriel a vu le jour. L’investissement pour la construction de cette unité de production de matières premières et de produits colorés en vrac a été de 12 millions d’euros. Les installations comptent trois cuves consacrées à la fabrication, pouvant accueillir 5, 10 ou 15 tonnes de vernis, ainsi que seize cuves pour le stockage, d’une capacité de 450 m3. Pas moins de 4 kilomètres de canalisations acheminent les matières premières séparément jusqu’à leur citerne dédiée, afin d’éviter les risques de contaminations croisées, garantissant ainsi les qualités techniques et la pureté des vernis.
«Nous sommes dans un cadre législatif extrêmement contraignant, rappelle Pierre Miasnik, président et fondateur de Fiabila, et nous travaillons avec des groupes multinationaux qui ne veulent pas prendre le risque d’un rappel de leurs produits sur le marché.» Pour compléter le dispositif, Fiabila a par ailleurs affecté six camions à la réception directement dans les cuves de fabrication des ingrédients, solvants et résines, en vrac. «Les transferts à l’air libre sont ainsi évités», souligne Pierre Miasnik. Pour parfaire l’organisation de l’extension du site, Fiabila a également fait un investissement conséquent dans du matériel d’analyse.
En regard de toute cette technicité déployée, il y a un domaine dans lequel Fiabila conserve une dimension volontairement artisanale, celui de la mise à la teinte. Pierre Miasnik précise : «Nous avons certes automatisé la production des bases du vernis, mais en ce qui concerne la mise à la teinte, c’est différent. L’intervention de l’humain transparaît dans la couleur… Rien ne remplace le contrôle précis qu’un œil est capable d’effectuer sur une couleur».

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