Mizensir : une histoire de famille

«Un hymne à la matière.» C’est ainsi qu’Alberto Morillas, maître parfumeur chez Firmenich, définit sa gamme de parfums lancée chez Colette – évidemment – en mai dernier. Il a utilisé les plus beaux naturels de la maison de composition, ses plus beaux captifs avec un budget illimité : «C’est un rêve de parfumeur, tous les fantasmes et les plaisirs de ce métier. Je comparerais cette collection à une maison d’architecte construite sans peur et sans demande spécifique.» C’est aussi une histoire de famille. Le logo ou, plus exactement, le sceau très «antiquité romaine» (un M comme Mizensir et comme Morillas entouré d’une couronne de laurier pour l’empereur des parfums posé sur une colonne elle-même soutenue par deux jack russell, les chiens de la famille) a été dessiné par un de ses fils. Sa fille Véronique et son gendresont aux manettes de l’entreprise. Enfin, sur les neuf jus que compte cette collection à la distribution «intimiste», deux d’entre eux, les seuls signés d’un prénom, racontent cette saga familiale : Alma de Rosario est un hommage à sa mère et à son jardin andalou au printemps et Édition de Véronique, le cadeau d’un père à sa fille à base de rose et de jasmin en tête; d’absolue d’iris et d’essence de cade en cœur, le tout soutenu par ses chers muscs blancs et des accords de bois ambrés.

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