Académie Scientifique de Beauté : une fringante centenaire

Lors d’un déménagement en 2013, la famille propriétaire d’Académie Scientifique de Beauté découvre dans les archives que la marque d’institut n’est pas née en 1926, comme elle le croyait, mais en 1890. Elle fête donc cette année ses 125 ans.

1890 Noble origine.

Le docteur Alexandre Lamotte lance la marque de cosmétiques Académie Scientifique de Beauté composée d’une «Princesse des Crèmes», d’une «Princesse des Poudres» ou d’un «Rubis Pompadour». Cinq ans après, comme les grandes maisons de l’époque, il ouvre un institut dans le quartier chic de la rue Saint-Honoré à Paris.

 

1926 À bonne école.

Alexandre Lamotte confie la société à son fils spirituel, Georges Gay. Celui-ci est l’un des pionniers en France à créer une école d’esthétique. L’idée est de former les esthéticiennes aux diagnostics de peau et à la prescription des produits. Georges Gay édite plusieurs livres avançant l’idée de traitements différents selon les types de peau, un discours alors innovant. Il est aussi l’un des premiers à introduire du collagène dans une crème en 1936. La marque a ses adeptes parmi les stars : de Michèle Morgan à Marie Bell…

 

1953 Innovation.

Gérard Gay, pharmacien et fils de Georges, prend les rênes de la société. En 1960, il lance la première eau autobronzante teintée, la Lotion Bronz’Express, qui est toujours le best-seller de la marque : il s’en vend une chaque minute dans le monde. Neuf ans après, il conçoit une gamme pour peau sensible avec un soin «Sève Miracle» contenant de l’ARN (acide ribonucléique) retardant l’apparition des rides. A la mort prématurée de Gérard Gay, son épouse Emma dirige la marque. Elle incorpore de l’huile de jojoba aux soins.

 

1981 Internationalisation.

Laurence Gay, fille de Gérard, intègre la société. Son mari, Christophe Therme, la rejoint. Ils développent la marque à l’international. Trente ans après, la quatrième génération, Jennifer Weinfeld et Cyrille Therme, prend en charge respectivement le marketing et l’export. Le site de production de la région parisienne est agrandi et modernisé.

 

2015 Réédition princière.

Pour ses 125 ans, la marque compte bien faire parler d’elle, notamment sur les réseaux sociaux et sur le Net (bandeaux publicitaires). Son objectif est d’être plus visible des consommateurs et des esthéticiennes (700 portes). Elle réédite sa fameuse «Princesse des Crèmes n°83», hydratante et anti-âge (129€, 50 ml), dans un pot en opaline similaire à celui d’origine dont un exemplaire a été retrouvé dans les archives.

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