Circuits pros : la consolidation en marche

Les instituts de beauté ne sont pas épargnés par la conjoncture. Leur chiffre d’affaires devrait reculer de 1% en 2014 après des années 2012 et 2013 respectivement à -0,4% et -0,3%, selon une étude réalisée par Xerfi France. Les indépendants ont été les plus fragilisés. Les réseaux s’en sortent mieux grâce à leurs ouvertures, leur politique marketing, de communication et de formation (carte de fidélité, coffrets cadeaux, protocoles de soins plus accessibles…). Pour autant, ils ont du mal à recruter parmi les esthéticiennes, qui restent farouchement attachées à leur indépendance. Ce n’est pourtant pas faute de leur proposer différentes formules d’adhésion comme la location-gérance. Contrairement à d’autres circuits de distribution, la franchise et autres modes d’affiliation peinent à s’installer dans le paysage de l’esthétique.
Les spas, notamment ceux du milieu de gamme, ont eux aussi pâti de la baisse du pouvoir d’achat. Les établissements haut de gamme ainsi que les «low-cost» ont en revanche tiré leur épingle du jeu. Deux facteurs semblent stratégiques pour l’avenir des spas : la qualité des protocoles et la différenciation, voire la personnalisation.  
S’adapter aux attentes des clients est un enjeu fondamental dans des secteurs dédiés au service. Également confrontés à une baisse de leur activité, les coiffeurs sont nombreux à proposer des prestations répondant aux nouvelles attentes d’une clientèle en quête d’interventions rapides, pratiques et accessibles. Ces centres d’intérêt n’ont pas échappé à d’autres acteurs. Pour preuve, la coiffure et l’esthétique sont des secteurs de plus en plus concurrencés… notamment par la parfumerie.

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