Soin : haut les masques !

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Très courante en Asie, cette cosmétique sur support se répand en France. Les femmes adhèrent et les fabricants développent des produits pour d’autres zones que le visage.

En France, le marché des masques imprégnés existe depuis plusieurs années mais restait anecdotique, surtout comparé aux pays asiatiques où l’offre est très conséquente jusque dans les moindres supérettes de quartier et où L’Oréal a racheté le chinois Magic, champion local de cette technique. Les choses évoluent cependant très rapidement avec les nouvelles technologies (voir encadré). Et le fort développement de l’offre contribue à vulgariser l’usage de ces produits. On les trouve certes chez les marques de luxe comme Dolce & Gabbana (Aurealux mask, 128,50 euros les six) ou Ménard (Authent mask visage et décolleté, 50 euros) mais aussi dans des chaînes d’instituts comme Guinot (Masque éclat lifting, 39 euros la boîte de quatre) et dans les grandes enseignes du sélectif. Sephora, qui commercialise en exclusivité le masque Eau secours de Sampar (19 euros les trois), propose ainsi également sous sa marque des masques en tissu au prix très accessible de 3,95 euros.

«Le marché des masques est en pleine expansion de manière générale car c’est un produit pratique, simple d’utilisation, et dont l’efficacité est visible dès l’application», souligne Alexis Brosse, PDG de Talika. La marque, qui a été pionnière avec ses Bio enzymes masks sortis en 2008 (en bio-cellulose, 10 euros l’unité), promet des nouveautés pour 2015.

Les pieds et les mains

«Nous avons de plus en plus de demandes pour les masques imprégnés, de la part des marques mais aussi du retail. Le marché se développe également dans les instituts et les Medispas», confirment Rachel Roger, commerciale, et Anne-Claire Roudaut, responsable marketing et communication chez Tech-Nature. L’entreprise, qui formule, fabrique et conditionne à façon pour ses clients, a présenté, lors de la dernière édition du salon Beyond Beauty, un masque tissu avec des encoches pour les oreilles afin de renforcer son maintien et son effet liftant. Pour répondre aux demandes, elle a également enrichi son offre avec des modèles en tissu pour les pieds et pour les mains.

Chez Parashop, le référencement pour la deuxième année consécutive de la marque coréenne Timeless Truth (masques en bio-cellulose, à partir de 8,40 euros) s’avère un succès. La gamme a été étendue avec un produit spécifique pour le cou et un autre pour la poitrine. Et à la demande de l’enseigne de parapharmacie, Timeless Truth a récemment créé une référence pour les pieds, une pour les mains, ainsi qu’un kit de voyage (visage et yeux). «Nous sommes très exigeants dans nos référencements et ces produits sont à la hauteur de nos attentes. Ils ont encore beaucoup de potentiel», indique Corinne Morel, directrice marketing et achats de Parashop. Logiquement, la prochaine étape pour les masques imprégnés sera l’arrivée dans les rayons des grandes surfaces.

La bio-cellulose à la pointe

Les supports intissés ou cellulose ont longtemps dominé. La nouvelle génération utilise la bio-cellulose. Venue du monde médical (pour les soins aux grands brûlés) et des biotechnologies, elle est issue de bactéries cultivées sur un support végétal en fermentation (le plus souvent de l’eau de coco). «Elle constitue une réelle innovation. Sa structure en 3D nous permet l’intégration d’une douzaine d’actifs à de fortes concentrations», explique Alexis Brosse, PDG de Talika. En plus de leur structure tridimensionnelle unique, les fibres de bio-cellulose sont jusqu’à 200 fois plus fines que celles de la cellulose végétale et peuvent absorber jusqu’à 100 fois leur poids sec. «C’est actuellement le support le plus performant. Sa finesse en fait une seconde peau, sans effet collant, et grâce à elle, la diffusion des actifs est optimale sur les moindres contours et reliefs», détaille-t-on chez Tech-Nature, seul fournisseur à produire ce type de masque en France.

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