Packaging : le plastique, une filière qui investit

Optimisme et volonté d’accroître leurs investissements caractérisent l’état d’esprit des fabricants d’emballages plastique et souple. Selon l’étude menée par le cabinet Asterès pour Elipso (1), ce secteur est globalement en bonne forme. Et cette observation est d’autant plus vraie pour l’activité cosmétique, qui poursuit sa hausse avec +6,9% entre le 2e trimestre 2012 et le 2e trimestre 2013. Depuis le début de la crise, ce segment n’a connu qu’une légère régression, au 2e trimestre 2012. Ces résultats s’expliquent notamment par une progression constante des expor­tations vers les pays émergents.
Autre bonne nouvelle, les perspectives pour les années à venir et la vision des industriels français du secteur restent positives. «Ils jugent l’état de leurs finances plutôt bon, avec un taux de marge brute stable, à 40,5%», confirme Nicolas Bouzou, directeur d’Asterès. Six entreprises sur dix jugent leur trésorerie positive, et 66% des industriels inter­rogés disent n’avoir aucun problème de financement. «Mais le plus significatif est que 56% des industriels de l’emballage plastique et souple ont augmenté leurs investissements de plus de 15% sur les douze derniers mois, développe Dominique-Paul Vallée, président d’Elipso. Le taux d’investissement moyen bondit en 2013, passant de 3,2% à 5,1%.» Un chiffre qui fait office d’exception dans le monde industriel selon Nicolas Bouzou.
Mais quels sont les domaines où les professionnels investissent ? Là, pas de grandes révolutions, l’environnement et l’innovation sont toujours en tête. La R&D se concentre, entre autres, sur le développement d’équipements pour gagner en compétitivité et accroître la productivité. De même, les marques sont particulièrement en quête d’emballages plus légers, plus protecteurs, possédant des systèmes de dosage plus évolués. Les fabricants poursuivent également leurs recherches vers des packagings optimisant les propriétés barrière à l’oxygène et à la pénétration des micro-­organismes. Enfin, les systèmes de distribution équipés de technologie airless devraient continuer à se multiplier.

Sortie de crise en vue

Sur le terrain, les observations confirment les réponses à cette enquête. Certains industriels affichent clairement leurs ambitions. Parmi eux, Albéa, qui annonçait voici quelques semaines l’inauguration en décembre d’une usine de tubes regroupant sur un même site de 23 000 m2, à Sainte-Ménéhould (Marne), ses anciennes unités marnaises. Le groupe souhaite faire de cet investissement de 22 millions d’euros l’une des plus grandes usines de tubes au monde. Autre illustration avec l’agrandis­sement de l’usine Axilone de Guidel (Morbihan), qui permet l’intégration des lignes de décors et vient compléter son savoir-faire en injection et bi-injection.
Certaines difficultés perdurent selon les segments mais, pour ces fabricants, la sortie de crise et une nette reprise semblent bien se pro­filer à l’horizon… La filière emballage plastique regroupe 320 entreprises pour un chiffre d’affaires de 7,5 milliards d’euros.

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