Saga : l’histoire se goupille bien pour JPG

Depuis leur lancement, les fragrances Jean Paul Gaultier – Classique, Le Mâle,… – s’ornent d’une goupille. Cette pièce aux fonctions techniques à sa création est devenue, au fil des années et des éditions, un véritable support de la créativité de la marque.

1993 Classique.

Depuis sa création, le procédé de fabrication de la goupille a évolué, mais elle se compose toujours d’acier inoxydable ou d’acier carbone, selon qu’elle est laquée, galvanisée…

 

1995 Le Mâle.

Pour ce modèle, l’inspiration vient de l’univers du piercing et des «colliers de chien» punk mais également de la goupille d’une grenade. Le tout dans l’objectif de renforcer l’ancrage dans un univers masculin.

 

2007 Fleur du Mâle.

Avec cette nouvelle fragrance, l’accessoire prend la forme d’une petite pastille blanche fixée au bout d’une cordelette. Un ensemble épuré en accord avec l’image de la fragrance.

 

2010 Classique X.

Cette année-là, Jean Paul Gaultier imagine une collection de vêtements «Classé X», déclinée pour la fragrance Classique X. Au bout d’une cordelette finement tressée, une petite lettre en plastique se place naturellement au centre des parachèvements de la bouteille.

 

2010 Le Mâle Terrible.

Le Mâle devient Terrible. Pour jouer les mauvais garçons, il fallait un accessoire inédit. Le choix s’est porté sur une fausse lame de rasoir aux finitions galvanisées teinte «gun», fixée au bout d’une chaînette.

 

2012 Classique X en édition limitée.

Le dernier-né de la famille Gaultier se pare, le temps d’une édition limitée d’un petit fouet, aux lanières en cuir, toutes de la même taille. Un accessoire réalisé avec minutie et qui a demandé une grande précision d’exécution.

Un détail devenu une signature

Comment transformer une contrainte technique en acte créatif ? C’est en répondant à cette question qu’a été imaginée la pièce unique qui agrémente les flacons des parfums Classique et Classique X pour les femmes et Le Mâle, Fleur du Mâle, Le Mâle Terrible pour les hommes. Si ces références changent d’apparence au gré des éditions limitées, un point commun les rassemble : leur goupille. «Elle est apparue dès la création, en 1993, de Classique, le premier parfum féminin, rappelle Isabelle Fulconis, directrice marketing international Jean Paul Gaultier Parfums. Le flacon ne possédant pas de bouchon, il a fallu, à l’époque, trouver une solution pour éviter que le bouton-poussoir du spray ne s’actionne dans la « boîte de conserve », durant le transport. En plus d’assurer cette fonction, son design rappelle les coiffes des mannequins sur les podiums durant les défilés.» Elle s’accordait donc bien à l’univers de la haute couture.

Depuis 2007, BPI (Beauté Prestige International) confie à Topline Products (à l’époque Primapack) le soin de fabriquer cette goupille : une collaboration qui se renouvelle à chaque nouveau projet. «Sa production a évolué et elle est dorénavant fabriquée sans reprise, ni intervention de l’homme, commente Jean-Luc Haulet, directeur général de Topline Products. La difficulté se concentre, notamment, sur son dépolissage afin d’obtenir une pièce non agressive.»  

Au fil des années, la goupille ne cesse de s’accessoiriser, incarnant les messages que BPI et Jean Paul Gaultier Parfum souhaitent véhiculer. «Cette goupille est une véritable signature de nos flacons, au service de l’histoire qui est racontée», conclut Isabelle Fulconis.

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