Distribution : home sweet home

©francois-xavier dubois

Ces six derniers mois, des marques sélectives ont ouvert leur propre boutique. Une première pour la plupart d’entre elles qui cherchent à développer leur notoriété à l’international.

Caudalie essaime

Il y a trois mois, la marque, vendue dans environ 6 000 officines françaises, inaugurait une première boutique dans l’Hexagone au 8 rue des Francs-Bourgeois, à Paris. Dans ce quartier très touristique et branché du Marais, convoité par les enseignes beauté, elle a pour très proches voisins rien moins que Diptyque, Bobbi Brown, MAC, Guerlain, Kiehl’s, Jo Malone, Make Up for Ever, L’Occitane et Acqua di Parma. Sur 45 m², Caudalie déploie son offre et surtout des services comme un soin du visage de 10 minutes sans rendez-vous, un gommage et un modelage des mains au Bar Beauté Barrique installé au centre du magasin. Autre particularité : la composition sur place et sur mesure du gommage aux huiles essentielles, Fresh Crushed Cabernet. «Nous n’avons pas de cabine mais nous avons la superficie pour en créer. Nous attendons de voir comment fonctionne le point de vente», souligne Mathilde Thomas, fondatrice de la marque. L’ambiance, identique à celle des quatre boutiques américaines (New York) et brésiliennes (Rio de Janeiro et São Paulo), est signée BETC Design. Le bois brut est très présent à l’intérieur, associé à du marbre, et en façade. Des photographies rappellent l’histoire de Caudalie. L’objectif de ce réseau en propre est «d’accroître notre notoriété à l’international», affirme Mathilde Thomas, qui a programmé une ouverture à Milan et une à Hong Kong au second semestre 2013. «Depuis fin 2012, date à laquelle nous avons implanté deux magasins à New York, nous sommes plus visibles sur les blogs et dans les magazines. Nous  sommes cités par des célébrités, explique Mathilde Thomas. Les ventes de nos soins ont augmenté, notamment chez Sephora aux États-Unis, où elles progressent de 25%.» 

 

Le retour de Roger & Gallet

Ambiance haute en couleur pour Roger & Gallet. Après avoir inauguré une Boutique du Bonheur au 32 rue du Faubourg Saint-Honoré en 1932 – fermée depuis –, la marque revient au cœur de la capitale, au 195 rue Saint-Honoré. Bénédicte de Lescure, architecte d’intérieur, a conçu ce point de vente comme un lieu sensoriel de découverte des eaux de toilette, des gels douche, des soins, des bougies et des savons, alliant la tradition et la modernité. Certains éléments comme la Malle du parfumeur à l’entrée rappellent ainsi le parfumeur apothicaire. Plus de la moitié des visiteurs sont étrangers. Roger & Gallet (groupe L’Oréal) compte déjà deux shops-in-the-shop, à Taïwan et au Japon, et une boutique est prévue dans un centre commercial au Brésil.

 

Chanel ouvre un pop-up store 

En attendant la fin des travaux de sa boutique, Chanel a installé un pop-up store beauté  382 rue Saint-Honoré à Paris, près de la rue Cambon. Il réunit, entre autres, des teintes inédites de maquillage et des avant-premières, les parfums Les Exclusifs.

 

Dior ou le chic absolu 

Difficile d’imaginer que ce lieu si luxueux soit éphémère. Au 368 rue Saint-Honoré – encore ! –, la maison Dior a mis en scène ses parfums, produits maquillage et de soin dans un décor très moderne, associant laque noire, néons fluorescents, écrans géants diffusants les défilés Dior et des images des égéries. Ces 80 m² accueillent également les parfums de la Collection Privée, des teintes de fards et des cosmétiques exclusivement vendus dans certains pays, comme Diorsnow en Asie. Cette boutique se caractérise également par i, grand nombre de tables de maquillage et de démonstration. Deux make-up artists conseillent et maquillent à la demande des clientes, qui peuvent aussi se faire le look des défilés Dior, à moins qu’elles n’optent pour le Nail Art avec, chic ultime, le sigle CD à tatouer sur les ongles.

 

Guerlain revisite la tradition

Si la marque dispose de ses propres écrins à Paris depuis plusieurs années, elle accélère son développement. Ainsi, elle est annoncée dans le nouveau centre commercial Beaugrenelle à Paris, après s’être installée à la Cour des Senteurs, à une centaine de mètres du Château de Versailles. Par ailleurs, la boutique historique du 68 avenue des Champs-Élysées, fermée depuis juin, a rouvert en septembre sur 1 600 m² (répartis sur quatre niveaux avec un restaurant et un institut haut de gamme) revus par Peter Marino (1). «Au-delà d’une transformation architecturale, nous allons faire un lieu surprenant qui réinventera et mettra en scène la créativité, le savoir-faire et le patrimoine de Guerlain (…). Un espace (…) au rayonnement parisien et international», expliquait Laurent Boillot, président de Guerlain, lors du lancement du projet. Avant les travaux, le pop-up store attenant au 68 avait déjà fortement participé à la modernisation de l’image de la Maison.

 

À suivre…

L’ouverture du flagship Benefit (groupe LVMH) dans le quartier Montorgueil, à Paris, en novembre.

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