Packaging : RPC croit au plastique

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Le plastique et la beauté sont destinés à faire bon ménage… À la veille de changer de PDG – Pim Vervaat, le directeur financier, remplacera Ron Marsh en octobre –, les patrons de RPC, groupe britannique qui réalise encore l’essentiel de ses 1,05 milliard de livres (1,23 milliard d’euros) de chiffre d’affaires dans l’alimentaire, exercice clos le 31 mars 2013, font ce pari : ce matériau progressera en se substituant à d’autres car il peut se présenter comme un produit de développement durable, notamment grâce à l’utilisation de matériaux recyclés. Aujourd’hui, les emballages pour cosmétiques, fabriqués essentiellement à Marolles en France et à Lohne en Allemagne, représentent 13% des ventes contre 12% lors de l’exercice précédent, soit son activité la plus importante hors alimentaire. À l’instar du groupe, dont les ventes se montaient à 400 millions de livres il y a dix ans, cette activité s’est développée à coup d’acquisitions, notamment celle du français Superfos, dont l’intégration, réalisée entre 2011 et 2012, a conduit à une montée en gamme de l’offre de RPC.

Parmi ses clients, les marques de distributeurs avec les standards et, avec des produits pour tous les circuits, les grands groupes de la beauté, dont L’Oréal qui a accueilli RPC lors de ses journées Cherry Pack. Ce rendez-vous est présenté comme une occasion de montrer la largeur d’une offre qui ne se cantonne pas aux basiques, les variations dans les décors, les développements sur mesure… Un savoir-faire indispensable pour s’affirmer face à la concurrence des pays émergents. Ceux-ci représentent cependant la plus grande source de croissance pour les emballages en plastique. Le groupe, qui entend poursuivre son développement par acquisitions, ne limitera donc pas celles-ci à l’Europe et pourrait conclure des accords de partenariat, voire des rachats, sur ces nouveaux marchés.

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