la beauté et la politique

Un président de la République en voyage en province, le Tarn en l’occurrence, quoi de plus classique ? Surtout quand celui-ci rend visite à un leader de son secteur, une entreprise qui exporte. Pourtant il s’agit sans doute d’une première. François Hollande n’est pas allé chez Pierre Fabre découvrir les sites de production de médicaments mais l’usine – certes toute nouvelle – où est fabriquée la dermocosmétique. Certains observateurs espèrent voir dans cette visite présidentielle un changement d’attitude de nos dirigeants face à l’industrie de la beauté. Bien plus que des petits pots de crème et des «histoires de bonne femme», un secteur qui génère des emplois et réduit notre déficit commercial. Jusqu’à présent, les politiques ont plutôt manqué de courage, notamment quand il s’agissait de ne pas aboyer avec la meute mais de défendre intelligemment des matières premières dont les dangers ne sont pas toujours avérés. Oubliant que les crises partent de la désinformation, ils ont ainsi laissé planer le doute sur une industrie dont les experts reconnaissent la sécurité. Et le courage politique aurait sans doute été d’obtenir un délai afin de prolonger les tests sur animaux.

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