Maquillage : l’innovation vient aussi des prestataires

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Pour faire la différence, ils ne se contentent pas de proposer des produits clés en main, ils investissent les territoires de l’innovation et des tendances de demain.

Succès commercial pour de nombreuses marques, le gros crayon façon Chubby est une gestuelle imaginée par les sous-traitants il y a plus de dix ans, chez Alkos notamment. S’il ne connaît son heure de gloire qu’aujourd’hui, il illustre bien la capacité des prestataires à nourrir le marché avec des innovations issues de leurs services de R&D. «Nous proposons du “smart-service” et pas simplement du full-service», prévient Stéphanie Reymond, responsable marketing opérationnel chez Strand Cosmetics, lorsqu’elle évoque son rôle auprès des marques. Toujours dans la prospective, les entreprises de l’amont se doivent de proposer «des innovations, des textures différentes ou de nouvelles gestuelles pour surprendre, poursuit-elle. Nous devons toujours enrichir notre catalogue dans cette optique». Et le faire savoir, à l’image de Gattefossé, qui publie un consumer magazine tous les trimestres pour mettre en avant sa recherche. Dans son dernier numéro, le fabricant d’actifs présentait un gloss aux propriétés phosphorescentes grâce à un polymère maison (Carbopol Ultrez 20), idéal pour briller en soirée.

Les prestataires ont su se rendre indispensables auprès des marques. Ils mettent à leur disposition le fruit de leur R&D et garantissent le développement dans des délais courts, contrainte incontournable. Conséquence pour les industriels : ils ont aussi moins de frais à engager.«Les marques ne produisent pas elles-mêmes leurs crayons, explique Florence Lefeuvre, directrice commerciale, marketing et communication d’Alkos. C’est un investissement lourd pour un produit assez peu cher au final.» «Nous disposons de ressources en R&D parfois supérieures à celles de certains de nos clients marques», fait remarquer Aurélie Ignaccolo, responsable marketing chez Il Cosmetics. Un exemple demandé à Sylvie, en attente. Un exemple demandé à Sylvie, en attente.

Outre l’innovation pure, anticiper les tendances est un enjeu clé. Dans certains cas, comme pour le vernis, être en avance en matière de couleurs est une priorité. «Nous lançons de nouvelles collections deux fois par an, sur lesquelles nous travaillons dix-huit mois en amont, raconte Aurélie Ignaccolo. Nous faisons appel à des bureaux de style, mais nous sommes aussi à l’écoute de nos commerciaux, qui échangent avec nos clients et voyagent beaucoup.» Une vision globale qui peut avoir ses avantages. «Notre connaissance des marchés étrangers peut être un plus pour des clients qui ne sont pas distribués dans certaines zones, poursuit-elle. Nous pouvons les guider sur les spécificités de chaque région«Si certains de nos développements ne rencontrent pas le succès, nous continuons pourtant à les présenter car nous croyons en leur potentiel», conclut Stéphanie Reymond. Tout vient à point pour qui sait attendre.

Les tendances détectées par les prestataires

– Les produits pratiques et notamment les tout-en-un

– Le mouvement de fond des BB cream qui se décline sur toutes les lettres de l’alphabet (CC, DD, EE…).

– Les produits très techniques avec un bénéfice ciblé

– Pour les vernis : une recherche d’effets via les textures et les matières, notamment les paillettes. Des actifs soin à intégrer dans les formules pour améliorer les revendications.

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