In-Cosmetics 2013 : de l’art de mettre en avant son offre

© Juan Carlos Ortola

Le grand rendez-vous professionnel des ingrédients se tenait cette année à Paris, gage d’une affluence accrue. La pression était forte pour présenter son offre de la manière la plus attractive auprès des clients et prospects. Visite guidée.

Avec plus de 9 400 visiteurs, dont 60% d’internationaux, soit 30% de plus que l’an dernier à Barcelone, l’édition parisienne d’In-Cosmetics, en avril dernier, confirme qu’elle est toujours très courue. La plupart des exposants avaient anticipé cette affluence, restait à transformer l’essai. L’idée étant de séduire les marques et espérer que celles-ci les mettent en avant, ce qu’elles font d’ailleurs de plus en plus. L’exemple le plus frappant étant l’annonce du partenariat entre Chanel et Plant Advanced Technologies, jeune société française experte du végétal créée en 2005.

Si démontrer l’efficacité d’ingrédients sur un stand peut sembler difficile, certains acteurs ont choisi de les valoriser grâce à des formules prêtes à l’emploi. Ainsi, Seppic, autour de sa thématique Cosmétofood, a développé des formulations façon recettes de cuisine ressemblant à s’y méprendre à des douceurs sucrées ou salées. «Elles nous permettent de montrer notre expertise, nos nouveautés, mais aussi l’ensemble de notre catalogue de façon ludique», explique Nathalie Chevrot, market manager Personal care business unit chez Seppic.

D’autres aussi ont présenté leurs ingrédients dans des formules, comme l’a fait Arkema. Conscient du potentiel de ses ingrédients et bien qu’il ne s’agisse pas de nouveautés, le chimiste français les a exposés autour d’axes de formulation. Ainsi, il a mis l’accent sur son ingrédient Orgasol Hydra+, une poudre sensorielle active, intégrée à hauteur de 5% dans une poudre bonne mine «extra-douce et unifiante». L’une des poudres Rilsan (Rilsan T NAT BHV COS) a quant à elle été présentée dans une texture pour gel exfoliant. Ashland avait également misé sur une valorisation de son portefeuille avec des formules et des actifs destinés aux soins des cheveux différents selon les besoins de chaque zone géographique. Une façon aussi peut-être de passer outre le blocage réglementaire chinois.

Une autre piste empruntée pour mettre en avant ses acquis a été de s’appuyer sur d’autres forces, comme sa bonne connaissance des marchés et du consommateur final. Cela «permet d’anticiper les demandes des clients», affirme Stewart Long, global skincare market leader de Dow Corning Beauty & Personal Care. La société disposait d’ailleurs d’un corner consacré aux tendances et aux formules, avec une BB cream déclinée en plusieurs textures. Cette galénique a remporté un franc succès puisque de nombreux exposants ont présenté leur version, voire des ingrédients dédiés, comme les nouveaux pigments Chione HD de BASF. Cette dernière avait déjà mis l’accent sur son expertise du consommateur l’an dernier, avec la création de sa marque Care Creations et son slogan «Inspired by life». Aujourd’hui, la société passe à la vitesse supérieure. «Nous continuons dans cette voie mais dans une approche plus holistique pour montrer que nous ne sommes pas juste un laboratoire, nous sommes aussi proches des préoccupations quotidiennes des consommateurs», explique Tony Jaillot, directeur marketing Skincare de BASF Personal Care. Une expertise qu’il expose à travers une initiative étonnante : un catalogue de produits et formulations baptisé Cosmetics for real life, illustré par des photos et des témoignages de ses propres employés.

Les grandes tendances vues à In-Cosmetics

– Des matières premières sans parabène.

– Des ingrédients de plus en plus souvent objectivés et qui revendiquent leur technicité.

– Naturalité et protection de la biodiversité.

– Economies d’énergie.

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