Edito : grand écart

Faire rêver tout en restant dans la réalité du marché… Le secteur de la beauté marche toujours sur une corde raide même si, côté sélectif, comme l’explique Nicolas Hieronimus, directeur général de L’Oréal Luxe (lire p. xx) : «quels que soient les commentaires, le luxe va plutôt bien. En outre, nous représentons la catégorie la moins cyclique grâce au facteur prix, qui protège la beauté en période de tension. Nous proposons un luxe accessible». Mais, en France, la baisse historique du pouvoir d’achat des ménages (-0,9% en 2012 selon l’Insee) entraîne une baisse de la consommation (-0,4%) qui crée un contexte difficile. Le marché multiplie les initiatives pour soutenir les ventes. La promotion en est une (lire p. xx) mais pas la seule, l’offre s’adapte. On assiste à un retour en force des hydratants (chez Clarins, Clinique…), soin le plus utilisé dont le prix d’accès est fondamental dans la décision d’achat. Le maquillage remplit également cette fonction d’image prix accessible, utilisée par l’enseigne Nocibé sur les écrans de télévision dans sa nouvelle copie printanière. Le succès des vernis, petits produits à petits prix, dans tous les circuits et, en particulier, au sein de la marque enseigne italienne Kiko, est un autre marqueur révélateur de son époque. En grande distribution, Garnier (L’Oréal Produits grand public) a frappé fort avec ses Crèmes bienfaisantes à moins de cinq euros. Pour l’offre qui reste premium, la tendance est à proposer toujours plus, à l’image de la politique d’offres et de services exclusifs des grands magasins (lire p. xx).

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