Maquillage : le contouring joue sur les contrastes

"Les nouvelles générations du monde entier prennent Rihanna et Beyoncé pour modèles." Lyne Desnoyers, make-up artist chez Mac

Redessiner les contours du visage en travailant sur l’ombre et la lumière est une technique en vogue outre-Atlantique. Elle permet de mettre en valeur certaines zones ou au contraire d’en estomper d’autres. Explications.

Technique de maquillage mettant en valeur certaines parties du visage grâce à un jeu sur l’ombre et la lumière, le contouring est très en vogue aux Etats-Unis. Lyne Desnoyers, make-up artist chez Mac, le constate de plus en plus sur les défilés depuis plusieurs saisons. «Nous avons une définition classique de la beauté, souligne Julia Papworth, maquilleuse des stars d’Hollywood (Cameron Diaz, Emma Roberts…) et présente sur de nombreuses séries télé. Nous apprécions un visage symétrique, un ovale parfait…» La tentation est donc forte de corriger un nez jugé trop large ou un front trop haut. Et, de New York à Paris, la tendance gagne du terrain. «Les nouvelles générations du monde entier prennent les chanteuses Rihanna et Beyoncé pour modèles», affirme Lyne Desnoyers.

Julia Papworth commence son contouring avec une poudre bronzante ou une crème. «La poudre est plus facile à enlever si on a eu la main trop lourde», dit-elle. Elle poursuit en appliquant la poudre mate – «surtout pas brillante» – sous les pommettes, près de la racine des cheveux et sous le menton. Pour affiner un nez trop large, la maquilleuse conseille une poudre bronzante à déposer sur les côtés et entre les yeux. Etape suivante, l’enlumineur permet de faire ressortir les pommettes, les sourcils et le haut du nez. Là encore, la maquilleuse floute son travail avec, par exemple, une poudre de finition transparente.

Plus de naturel

Lyne Desnoyers, désireuse de «revisiter les grands classiques», simplifie le processus en utilisant surtout les enlumineurs. «Il faut choisir ses batailles, plaisante-t-elle. Nous traversons une vague de pureté, nous voulons plus de naturel. Il est préférable de faire le minimum.» La make-up artist de Mac évite donc la base taupe et le blush pêche pour se concentrer sur une bonne base, un enlumineur de teint et une poudre translucide. «Nous avons aujourd’hui des poudres, des fards à paupières et même des blushs très légers, délicats, décrit-elle. Chez Mac, l’Extra Dimension Skin Finish a un côté irisé vraiment beau, qui n’en ajoute pas trop.»

Les femmes désireuses de suivre la procédure classique utiliseront les kits de Smashbox ou de Make Up for Ever, avec leurs explications pratiques à suivre étape par étape. Julia Papworth avoue son faible pour les poudres minérales de Mac, les crèmes Nars, l’Amazonian Clay, une poudre d’argile venue d’Amazonie, de la marque Tarte et les produits bronzants Hoola de Benefit. Lyne Desnoyers préfère, chez Mac, les crèmes de base Pearl et Luna, «faciles à appliquer». Son conseil : en mettre très peu. Et au besoin, enlever le surplus. Pour cela, la make-up artist utilise un pinceau à pointe souple numéro 1 léger, qui absorbe moins la poudre ou la crème. Et elle prend une brosse 217 ou 224 pour son ombre à paupières. L’erreur à ne pas commettre ? L’excès. «Il ne faut pas voir le début et la fin de votre maquillage, dit Lyne Desnoyers. Commencez avec un peu de produit et construisez. Ôtez le surplus avec un Kleenex, pensez pratique.»«N’utilisez pas de poudre brillante, martèle Julia Papworth, et floutez ! Quand vous voyez des tonnes de lumière sous les yeux des célébrités, c’est que le mélange a été insuffisant.»

Enfin, ajoute Lyne Desnoyers, «si vous ombrez, mieux vaut ne pas prendre une couleur trop sombre. Une ou deux ombres plus foncées que la peau suffiront.» De même, lorsque vous utilisez un enlumineur, «prenez-le dans des tons similaires à la carnation», glisse Julia Papworth. Le contouring ne doit pas se voir. «Pour tous les jours, dit-elle, inutile de faire un maquillage complet, mieux vaut juste réaliser ce qui vous réussit.» Less is beautiful.   

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