Tribune : « Vers un commerce participatif ? »

«Les consommateurs européens sont de plus en plus insaisissables. L’Observatoire Cetelem 2013 (1) leur a demandé s’ils avaient “les moyens de consommer ?” 59% d’Européens et, parmi eux, 58% de Français disent ne pas les avoir ! Seuls 36% des Français répondent par l’affirmative. Conséquence logique, 78% des Européens interrogés utilisent des comparateurs de prix en amont de leurs achats. Pour 72% d’entre eux, le premier critère pour choisir une marque est que ses produits ou services garantissent un bon rapport qualité-prix. Seuls 34% des Européens, contre 54% l’année dernière, ont l’intention d’augmenter leurs dépenses en 2013.
à l’heure où l’on a dépassé les 2 000 drives, il était intéressant d’analyser le comportement des Français qui achètent leurs produits alimentaires en ligne et en magasin. Symphony EYC a donc fait réaliser, par Vision Critical, une étude sur 1012 individus représentatifs de la population française du 14 décembre 2012 au 2 janvier 2013. Il en ressort que la croissance nulle et les mauvais chiffres du chômage favorisent la promotion et 55% des consommateurs attendent de recevoir des offres personnalisées. L’enjeu des programmes de fidélité est donc clairement identifié. Par exemple, 79,3% des interviewés aimeraient pouvoir demander qu’un magasin s’approvisionne en un produit qu’il ne propose pas habituellement. 40,6% envisagent de changer d’enseigne si une autre leur offrait cette possibilité. L’étude Cetelem le confirme : à la question “Certaines marques commencent à associer leurs clients à l’élaboration de leurs produits et services, seriez-vous intéressé par ce type de relation ?”, ils sont 70% des Européens et 74% des Français à répondre “tout à fait” ou “plutôt”. Face à cette déferlante de morosité et de débrouillardise, il faudra plus que jamais se différencier, donner envie, faire vivre de nouvelles expériences et surtout, impliquer les consommateurs. On peut voir dans ces études des signes positifs et l’étude Cetelem révèle d’ailleurs que 61% des Européens souhaitent privilégier la qualité, quitte à acheter moins. La valeur perçue sera donc l’un des grands enjeux dans toute la communication, en magasin comme en ligne.»
En savoir + : www.frank-rosenthal.com

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