Soin : algotherm nourrit des ambitions

«Ce n’est pas le circuit qui détermine le positionnement d’une marque, mais le consommateur qui se l’approprie ou pas», indique Olivier Fatou, DG, qui veut introduire Algotherm en parfumerie. DR

Groupe familial spécialisé dans la santé et la beauté pour toute la famille, Algotherm entend parvenir à l’équilibre entre ses activités dans les médicaments OTC et les cosmétiques. Il se donne dix ans pour faire passer son pôle cosmétique, qui regroupe les marques Laino, Algotherm, Naturelle d’Argan et Hei Poa, de 25% à 50% de ses ventes (160 millions d’euros en 2012). Ces marques recèlent un fort potentiel de croissance, affirme Olivier Fatou, directeur général d’Algotherm et de l’international. De fait, leur chiffre d’affaires global a progressé de 12% l’an dernier.

Présente dans 250 instituts et une centaine de pharmacies, Algotherm, deuxième pilier du pôle cosmétique derrière Laino, vise les 200 officines en 2014. La marque de cosmétique marine, qui a généré un chiffre d’affaires de près de 15 millions d’euros l’an dernier, projette également d’entrer dans les parfumeries sélectives d’ici à deux ou trois ans. «Ce n’est pas le réseau de distribution qui détermine le positionnement d’une marque, mais le consommateur qui se l’approprie ou pas», observe le responsable, qui note que «les cloisonnements de la distribution ont tendance à tomber en Europe».

Le chemin de l’export

L’expansion emprunte par ailleurs le chemin de l’export. Deux marchés vont concentrer l’attention des responsables d’Algotherm : l’Angleterre et l’Allemagne. Aujourd’hui, la marque est commercialisée dans 35 pays, en Russie et en Chine notamment. En septembre 2014, elle prendra pied sur le continent latino-américain. Enfin, le lancement de nouvelles lignes participera à sa croissance. Après la sortie en février dernier de la gamme antitaches AlgoBlanc, Olivier Fatou annonce le lancement, fin 2013, d’une ligne anti-âge AlgoTime et, l’année prochaine, d’AlgoSun (solaires).

Algotherm veut être à l’algothérapie ce que Caudalie est à la vinothérapie. Le directeur reconnaît qu’il est toutefois nécessaire de modifier l’image des algues auprès des consommateurs, encore trop souvent associées à la pollution et aux mauvaises odeurs du fait des algues vertes. Mais les perspectives ouvertes par la recherche sont très prometteuses.

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